CARTHAGE
Credimus in Deum Patrem omnipotentem;
Credimus et in Fil'ura ejus, Dominum noslrum, Jesum Christum, Natum de Spiritu Sancto ex Virgine Maria,
Qui crucifîxus sub Pontio Pilato et sepultus est,
Tertia die resurrexit a mortuis, Âscendit ad cœlosi,
Sedet ad dexteram Patris,
Hinc venturus est judicare vivos et mortuos;
Credimus et in Spiritum Sanctum;
Remission em peccalorum, Resurrectionem carnis,
Vitam æternam.
Per sanctam Ecclesiam.
1 . Un autre Symbole de Carthage, ou pour mieux dire une autre recension de ce Symbole porte, au lieu de âscendit ad car
iii LE SYMBOLE DES APOTRES
Pour écarter les difficultés qui pourraient encore rester sur les origines que je viens d’assigner au Symbole des Apôtres, il ne reste plus maintenant, ce me semble, qu’à mettre en pleine lumière deux faits que j’ai déjà indiqués, mais qu’il convient d’examiner de plus près : l’un, qu’il devint nécessaire, à partir du milieu du troisième siècle, de compléter la formule qui avait servi jusqu’à ce moment de profession de foi aux catéchumènes, par des déclarations affirmant celles des croyances orthodoxes, que combattaient ou niaient les hérésies et les schismes de cette époque ; et l’autre, que tous les articles ajoutés aux quatre termes de cette formule, à l’exception des deux qui sont du sixième siècle, ont un caractère essentiellement polémique et sont évidemment dirigés contre les dissidences de tous genres qui s’élevaient alors contre l’Église catholique.
los, les mots assumptns est in cœlos (Augustini Opéra, t. VI, col. 843, Sermo 2 De Symbolo, § 1 6; ibid., t. VI, col. 960, Sermo 3 De Symbolo, § 6; ibid., t. VI, col. 973, Sermo 4 De Symbolo, § 7). Sous cette forme, il se rapproche un peu plus de la règle de foi de Tertullien.