Catéchisme, oh Instruction familière sur les principaux
King n’adopte pas cette explication : elle ne lui présente cependant rien d’invraisemblable ; il lui reconnaît, entre autres, le mérite de rendre ud compte satisfaisant de l’absence du mot sepultus dans le Symbole des Apôtres de l’Église d’Aquilée *.
Je ne saurais être aussi facile. Je trouve, au contraire, cette explication pleine d’invraisemblance.
Qu’au point de vue philologique, quand on compare le texte hébreu de l’Ancien Testament avec la traduction grecque des Septante, on doive reconnaître que la locution hébraïque nSttw vn, « descendre au scheol, » et la locution grecque Karaëaiveiv ti( a&ûu, « descendre dans l’hadès, » aux enfers, sont correspondantes et signifient également l’une et l’autre : « descendre au sépulcre, » « être enseveli , » rien de mieux. Mais qu’est-ce que cela prouve pour la locution latine Descendit ad infema , employée dans le Symbole des Apôtres des Églises de l’Occident et par tous les Pères latins, dont aucun, si ce n’est saint Jérôme, n’entendait l’hébreu ? Il n’y a pas un seul écrivain chrétien des premiers siècles, pas plus parmi les Grecs que parmi les Latins, qui
points de la religion chrétienne, fait par M. Drèlincourt, treizième édition de celles qui ont été revues et corrigées par l’auteur, Genève, 1673, p. 30 et 31 .