‹ Le SymbolismeChapitre 103 sur 175 · LIVRE III, CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE PREMIER

« Affirmons hardiment qu'il n'y a souvent que des expressions figurées qui soient propres à représenter et à faire concevoir exactement l'état de l'âme, et ce qui se passe en elle, c'est-à-dire la vérité. Hobbcs a beau vouloir qu'on les bannisse de l'argumentation, il faut, ou nous interdire beaucoup d'explications, ou les 5 admettre. Non-seulement notre entendement, mais

aussi lu nature des choses le demande. Quand lVm. . atretenanl avec elle-même, se donne le spectacle de ses propres pensées, elle les revêt de Qgures el parle par imagos. Ce langage est vraiment intime. Celui il<' l'esprit pur, que l<v> Malebranchistes ont tant recommandé, dépouille la pensée de sa pâte et di couleurs, pour n'en représenter que les plus secs linéamente. C'est l'artdunévrologueou dugéomètre. L'âme oe se borne pas là: elle se peinl toul 1 1 le peint; l'esprit pur n'est qu'un de ses aides '. »

i I Mi a beau dire : les métaphores ne sont pas moins nécessaires a la métaphysique que les abstractions. Ayez donc recours à l'abstraction, quand la métaphore vous manque, el à la métaphore quand l'abstraction est en défaut Saisissez l'évidence et montrezla comme vous pourrez : voilà tout l'art et toutes les

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