‹ Le SymbolismeChapitre 118 sur 175 · LIVRE III, CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE PREMIER

Par conséquent, la même vérité peul avoir plusieurs symboles qui se complètent l'un par l'autre1. Pour exprimer la gloire et la bonté de Dieu, le Prophète emprunte ses descriptions à toute la nature, il interroge toute la création, il demande une Image et comme un coup de pinceau à tous les ôtres qu'il rencontre. Lisez en particulier le psaume cm : la lumière, les cieux, les eaux supérieures, les nuages, les vents, les abîmes, les montagnes el les valléçs, toul vienl à son tour raconter la gloire de Dieu, tout devient le manteau de l'Éternel : atnictus lumine sicut vestiitiento... Abyssus sicut vestitnentum amictus ejus. — Ailleurs, pour montrer les charmes e1 les parfums invisibles de la Sagesse Inûnie, le Prophète va cherche/1 tontes les plantes, toutes les Heurs odorantes, gracieuses, fécondes, el leur demande une image comme un auxiliaire pour sa pens<

1. Deua <|iii consolatus es fastidia seiisuum inortalium, ut in cogaitione animi ros ont multis modis per corporia motiones Bguretui atquc dicatar. Saint Augnst. Confeu.,1. XIII, c. \\. n° :;. — Novi enim multipliciter aignificari per corpus quod uno modo mente intelligetur, et multipliciter mente intelligi quod uno modo per eorpna eigniAcatnr. ih.,r. \xiv,n°;».- Ad primnm ergodicendnm quod lient Angnatinna dicit in libro de Vtrbii Dominé*, aerm. 38, nnllnamodna processionis alicujna tnra perfeete représentât divinam generationem ; undc oportrt ex multis modia colligere aimilitudinem, ut quod deest ex uno, aliqnalitei auppleatnr ex altero. Saint Thomas, l, p. q. .1-2, ait. 2, t. II, p. w2n", trad. — v. Saint Ang., aerm. ht, t. V, p. su.

1/8 LE sï HBOUSME.

uJe me suis élevée comme les cèdres du Liban, et comme les cyprès de la montagne de Sion.

« J'ai poussé mes branches en haut comme les palmiers de Gadès, et comme les plantes des rosiers Jéricho.

«Je me suis élevée comme; un bel olivier dans I i campagne, et comme le platane qui est planté sur ou grand chemin sur le bord des eaux.

« J'ai répandu une senteur de parfum comme la cannelle et comme le baume le plus précieux, et une odeur agréable comme celle de la myrrhe la plus • cellente.

« J'ai parfumé ma demeure comme le (storax). le galbanum, l'onyx, la myrrhe, comme la goutte d'encens tombée d'elle-même (et mon odeur est comme celle d'un baume très-pur et sans mélange). »

« J'ai étendu mes branches comme un térébinthe, et mes branches sont des branches d'honneur et de grâce. »

(( J'ai poussé des fleurs d'une agréable odeur comme la vigne, et mes fleurs sont des fruits de gloire et d'abondance 4. »

Nous avons la ferme conviction que chacune de ces paroles n'est pas une simple figure de rhétorique sans

Page 1