LIVRE III, CHAPITRE PREMIER
valeur logique; nous croyons que L'emploi de ces ligures tient à une loi divine, comme dit saint Unvsostomc, que c'est un proc ninemment philo
phique, une logique supérieure, qui saisit dans la création matérielle le sens de L'écriture de Dieu, qui comprend les idées que Le Créateur a exprimées luimême d'une manière sensible ', el qui les l'ait remonter au Lieu «l'on elles étaient descendues* Nous
iyons que celui qui connaîtrait toutes les quali propriétés et conditions de développement du cèdre, du exprès, du palmier, du rosier de Jéricho, de L'olivier, du platane, du baume, de la m] rrhe, etc., 3 verrait d'intimes relations avec La sagesse divine. Iles omnis secundum suam proprtetofem».., ostendit sapientiam diuinam, et qui sciret omnes proprietates, manifeste viderei illam sapientiam, dit saint Bonaventure*. Toute chose, en chacune d< ropriétés, montre la
Sagesse divine, et celui qui saurait toutes Les propriédes êtres verrait clairement cette Sagesse, n Les mêmes symboles on1 également d< b infininieni variés; c'est la suite des principes Une créature est L'expression d'un'1 idée «le Dieu, comme un mot est L'expression d'une intelligence créée. Ilien de plus admirable que ce rapprochement
l. lintioncs rerum, dit saint Thomas.
I Il'wacm., S. 1.
ISO LE SYMBOLISME.
entre les œuvres du Seigneur et celles de l'homme. Les mois, créatures de l'homme, au moins dans leur emploi varié, sont comme l'univers, créatures de Dieu
et réciproquement. Les mots expriment ou peuvent exprimer une multitude de sens différents, ils répondent à de nombreuses et continuelles aspirations.
La loi est la même pour les symboles de la nature, qui sont des expressions divines. Aussi trouve-t-on dans l'Écriture des expressions, des comparaisons, qui s'appliquent aux objets les plus différents, et quelquefois tout à fait contraires. « Nous voyons, dit madame Swetcliine, qu'un des principaux caractères de la nature de toute etiose est de contenir, sous un sens en apparence irrévocablement fixé, des gradations infinies, semblables aux conceptions mêmes renfermées dans notre symbole religieux. N'attachons-nous pas à toutes les notions, soit purement intellectuelles, soit morales ou même matérielles, désignées par un même mot, un sens, une idée, une étendue qui varient selon le degré d'énergie ou de capacité qui nous les fait concevoir ? »
a Les notions désignées par le seul mot devoir ne suivent-elles pas la progression du sentiment moral qui marque d'un sceau inviolable pour les uns, dès actes qui paraîtraient à peine obligatoires à d'autres? L'héroïsme n'est-il pas, pour ainsi dire, habituel dans