I. Madame Swetchinc, Médit., y
de La vie. a Souvenez-Yous, dil ii au Seigneur, que ma vie esl semblable au vent. » Il ajoute que nos s désirs sont emportés par Le moindre souffle, et le Psalmiste compare ses propres pensées à la paille qu<
le vent soulève.
a Quand nos pensées sont abandonnées à elles-mêmes, c'est l'erreur qui, comme un vent fatal, les soulève, les pousse, les égare. Yoilà ce que l'apôtre saint Paul exprime, lorsqu'il dit : a Ne nous laissons pas emporter par tous les vents de doctrine... » Saint Jérôme s'appuie sur ce texte pour montrer que dans nos saints Livres, le vent est la figure de l'erreur1. »
« A cause de sa nature subtile et impalpable, le vent est également le symbole de tous les êtres incorporels.
« Le mot latin spiritus, que nous traduisons par esprit, signifie plus littéralement souffle. Le souffle du vent symbolise l'esprit. Et c'est pour cela, nous dit saint Grégoire, que les saintes Écritures ont coutume de désigner les âmes par les vents. Hélas î nos âmes sont, comme nos pensées, vaines et inconsistantes par elles-mêmes; « Dieu seul, dit le saint homme Job. sait donner de la pesanteur aux vents, » parce que,