‹ Le SymbolismeChapitre 122 sur 175 · LIVRE III, CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE PREMIER

seul, reprend saint Grégoire, « il sait remplir une âme de la divine je, el lui communiquer la gra-

vité rt la constance. » .Mais de même qu'il appesantil les vents pour en régler le cours, de même il lenr donne des ailes pour voler vers lui. i Les ailes des \ » -i i i s. dit saint Augustin, sont l<i- vertus qui soulèvenl les Ames vers Dieu. Et si le Roi-Prophète dous représente l<' Seigneur volanl au-dessus des ailes des vents, c'est parce que sou incompréhensible maj plane au-dessus des vertus humaines.... »

«Le même symbole doit nécessairement s'appliquer a tous Les esprits bons h mauvais, qui ne sont point unis à un corps. »

« La Sain!1 Écriture représente I tvec <l<vs

ailes, qui, comme celles des vents, portent ces mesrs rapides là où !»■ Seigneur les envoie.

« Et pareillement, elle imns montre les esprits mauvais corrompant L'air de Leur souffle impur.

« Le vent est une des figures donl elle se sert, dous dit saint Grégoire, pour désigner !«■ démon...

« Mais le démos agit principalement sur nous i n dous inspirant de- pena es criminelles, 'ai qous - ig- ■nt des oeuvres mauvaise s. La tentation est comme un vent violent, qui nous agite et nous ébranle. Nos Saints Livres reproduisent Bouvenl cette image : et ainsi, dans le saint Évangile, il est écrit que le souffle

des vents ne peut rien contre La maison bâtie sur La

pierre, parce «pie les tentations sont vaines contre L'âme ferme dans sa foi, taudis qu'elles abattent

l'âme pusillanime et qui s'eloigne de Dieu1.... » « Les Apôtres étaient réunis dans le cénacle, et là,

ils persévéraient unanimement dans La prière, quand tout à coup du haut du Ciel un souille véhémenl se lit sentir.

« C'était le symbole de i'Esprit-Saint qui, suivant la promesse du Sauveur, allait descendre dans leurs âmes.

« La troisième personne de la très-sainte Trinité, dit le docteur saint Thomas d'Aquin, est habituellement appelée dans la Sainte Écriture, l'Esprit-Saint. Et voici la raison de convenance de cette appellation.

a Le mot spiritus, esprit, qui signifie également vent et souffle, indique dans les choses corporelles une certaine impulsion, un certain principe de mouvement.

« Or, ce mouvement, cette impulsion que le souffle des vents communique aux choses créées, dans l'ordre matériel, l'amour l'imprime à la volonté pour la porter vers l'objet aimé. Il convenait donc que le nom d'Esprit fût spécialement attribué ta la personne di-

1. Mgr de la Bouilleric, Étude sur le symbolisme, p. 10-2-103, 104.

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