CHANT II K II
Les Fables
Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être, Le plus simple animal nous y tient lieu de maître.
D'où Tiennent le pouvoir des fables, leur naïve éloquence, leur grâce et leur énergique expression de vérité? Du même principe : c'est une application de la grande loi du symbolisme. Toute créature est un miroir, où l'on peut voir les qualités et les défauts des autres : cette loi semble s'appliquer particulièrement aux créatures qui se touchent de plus près dans la série des êtres, et par conséquent au végétal, à l'animal et à l'homme.
« Il semble, dit Bossuet l, que Dieu ait voulu nous donner, dans les animaux, une image de raisonne-
1. De la connaissance de Dieu, t. X, c. v, p. 101. — V. aussi saint Basile. Hom. 9. in Ilexacm., p. 191-198.