LIVRE III, CHAPITRE IL
nient, une image de Qnesse; bien plus, une image de vertu et une image de \ i<<1 ; une image de piété dans soin qu'ils moptrenl tous pour leurs petits, < i quelques-uns pour leurs pères; une image de prévoyance, une image de fidélité, une image de flatterie, une image de jalousie el d'orgueil, une image de cruauté, une image de ûerté el de courage '. Ainsi les anim i Dous sont un spectacle, où nous voyons dos devoirs el qos manquements dépeints. Chaque animal chargé de sa représentation. Il étale comme un la-
1. La description de L'amitié fidèle et de la fausseté, n'est-elle pas
tout entière dans ce portrait du chien et du ébat, tracé par Buffon :
« l'a naturel ardent, colère, même féroce et sanguinaire, rend le chien sauv ontable ;i tons les animaux, i dans le chien don
tique, an sentiments les plus doux, an plaisir de s'attacher el ta lir de plaire; il vient, en rampant, mettre aux pieds de son maître son cour force, ses talents, il attend ses ordres pour en t
■; il le consulte, il l'interroge, il le supplie, un coup d'cril suffi I :
t il entend les signes de sa volonté ; ir, comme l'homme, la lu-
mière de la pensée, il i toute la chaleur du sentiment, il a île plus que lui la fidélité, la constance dans ses affections : nulle ambition, nul intérêt, nul désir de vengeance, nulle crainte que celle de déplaire; il est tout zèle, tout ardeur et tout obéissance; plus sensible au soui bienfaits qu'a celui des outrages, il ne se rebnte pas par les man- Lraitements, il les subit, les oublie, ou ne s'en souvient que pour icber davantage; loin de s'irriter ou de fuir, il s'expose de luimême à de nouvelles épreuves; il lèche cette main, instrument de douleur, qui vient de le frapper, il ne lui oppose que la plainte, et la désarrac enia par la patience el Is soumission. »
iufToi dit du chat : < Quoique ces animaux, surtout quand ils sont jeunes, aient de la gentillesse, ils onl en même temps une malice in-
ISS LE SYMBOLISME.
bleau, la ressemblance qu'on lui a donnée; mais il n'ajoute, non plus qu'un tableau, rien a ses traits. M ne montre (l'autre invention que celle de son auteur; et il est fait, non pour être ce qu'il nous parait, mais pour nous en rappeler le souvenir.»
Saint Basile applique les mêmes principes au règne végétal, il voit dans la plante qui croît et se flétrit bientôt, « un symbole de la brièveté de la vie et de la vicissitude des événements humains. La vigne lui rappelle l'histoire de l'âme qui est la vigne du Sei-
née, un caractère faux, un naturel pervers que l'âge augmente encore et que l'éducation ne fait que masquer. De voleurs déterminés, ils deviennent seulement, lorsqu'ils sont bien élevés, souples et flatteurs comme les fripons; ils ont la même adresse, la même subtilité, le même goût pour faire le mal, le même penchant à la petite rapine ; comme eux, ils savent couvrir leur marche, dissimuler leur dessein, épier les occasions, attendre, choisir, saisir l'instant de faire leur coup, se dérober ensuite au châtiment, fuir et demeurer éloignés jusqu'à ce qu'on les rappelle. Ils prennent aisément des habitudes de société, mais jamais des moeurs; ils n'ont que l'apparence de l'attachement, on le voit à leurs mouvements obliques, à leurs yeux équivoques ; ils ne regardent jamais en face la personne aimée; soit défiance, soit fausseté, ils prennent des détours pour en approcher, pour chercher des caresses auxquelles ils ne sont sensibles que par le plaisir qu'elles leur font. Bien différent de cet animal fidèle dont tous les sentiments se rapportent à la personne de son maître, le chat paraît ne sentir que pour soi, n'aimer que sous condition, ne se prêter au commerce que pour en abuser, et par celle convenance de naturel, il est moins incompatible avec l'homme qu'avec le chien dans lequel tout est sincère. » Cité par Flourens, De la raison du çjénk et de la folie, p. 47-19.