‹ Le SymbolismeChapitre 136 sur 175 · I. M. Tissandicr, Théorie du bcau,\>. :; i · texte numérisé non relu

I. M. Tissandicr, Théorie du bcau,\>. :; i

£l)'l LE SYMBOLISME.

ciens. Il > b une relation évidente entre les facultés de l'âme ('' lrs organes du corpg : elle est tellemenl évidente, que les mêmes mots, dans presque toutes les langues, servenl àexprhner Je- opérations de l'âme el du corps, les (acuités intellectuelles ou morales et l'organisme matériel. L'âme a sa vue, son ouïe son odorat, son goût, son tact; ettoutesces facultés, ton ces opérations correspondent aux sens du corps. L'esprit comme le corps a une vue courte, étendue, pénétrante : il a son ouïe plus ou moins fine^Il esl des âmes qui saisissent admirablement les moindres nuances d'une vérité, comme certaines oreilles perçoivent les moindres sons qui se promènent dans les airs : il est des âmes qui ont le flair délicat, qui devinent les choses, qui les pressentent avec plus de perspicacité que l'animal dressé pour la chasse ne sent sa proie. D'autres n'ont de flair à peu près pour rien : ils ne sentent guère les choses qu'au moment où elles arrivent d'une façon tout à fait inopinée, à peu près comme une pierre qui leur tomberait du ciel. Certaines natures ont un goût spécial très-développé, une saveur intellectuelle ou de sentiment, qui leur fait discerner avec une finesse étonnante ce qu'il y a de plus délicat dans toutes les questions qui se rattachent au Bien, au Beau et au Vrai! d'autres au contraire semblent avoir les mêmes facultés presque

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