‹ Le SymbolismeChapitre 135 sur 175 · LIVRE IV, CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE PREMIER

pas de vous-mêmes, voua seriez encore dans le monde intellectuel. Que ferez-vous donc? Vous sortirez de votre intelligence, vous irez chercher un signe \isible dans l'ordre physique, que toul le monde, vous en êtes sûr, peu! voir et contempler ; vous choisissez là un phénomène facile à observer, vous l'associez à Notre pensée , suivant la loi d'analogie dont nous avons parlé, h ainsi se communique l'idée que vous avez conçue. De là vient que presque toutes les id< es que nous cherchons à donner du monde moral sont exprimées par des métaphores. Ne dit-on pas les mouvements de l'âme, La clarté, les couleurs du style , la chaleur du discours, la profondeur de la pens< e,latëgèreté, la dureté du cœur. La nature es1 La limita de la pensée, comme l»1 corps est la Limite de noire personnalité, et l'une el L'autre, en Limitant L'intelligence et la volonté, leè expriment et l<i- révèlent. Dans Le monde uni, L'être ne peut se manifester que sous la condition de La limite \ »

Mais il esl un monde à part, où les appellations se correspondent avec une merveilleuse harmonie et avec un parallélisme, dont la signification ne saurait échapper à l'œil Le moins clairvoyant. C'est l'homme Lui-même, ce microcosme, comme L'appelaient lesan-

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