‹ Le SymbolismeChapitre 153 sur 175 · LIVRE v. CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE v. CHAPITRE II

tion de l'âme que l<i> passions Q'atteigneni pas, il convenait d'assigner la contemplation de ces pures et profondes vérités que recouvrent les saints emblèmes. Quant à notre sensibilité , il convenait de s'adapter à elle, autant pour la guérir que pour l'élever aui * lioses divines, et d'imaginer pour cela les diverses fictions du symbolisme religieux. Que ces moyens soient

en han lie parfaite avec dos besoins, c'est ce que

démontrent ceux <jni, instruits des secrets divins directement et non par les Ûgures,se forgent néanmoins une sorte d'image pour arriver à l'intelligence de ce qu'ils «'ut entendu *. »

Les esprits élevés , les âmes pieuses, comprennent ces lois du symbolisme : dan.- l'administration i\<'< sacrements, dan- les cérémonies de l'Église, dans toutes les choses visibles employées pour le culte, ils voient partiait l'idée <in,> recouvre l'objet extérieur, partout la grâce cachée sous une forme symbolique. Sous ce rapport, ils sonl semblables aui anges, qui voient aussi ces symboles, qui en ont la parfaite intelligence, et en répandenl la Lumière sur les autres âmes8.

i. Saint Denis, m Ep. 9, p. 510*511, trid.

I Sancti vero Angcli et lus corporalibas jiulican dis atquc ailnrinis- Irandis prœsunt, nec cis tamjuam prfisentioribai familiarius inrlmantur; <a corom signifleativas similitudines iii spirita ita discernunt, el

230 i !. SYMBOLISME.

Saint Denis donne plusieurs exemples pour faire comprendre les principes qu'il vient d'exposer : nous ne saurions mieux faire que de le citer, et (fautant plus que toutes les explications sur les autres pointe du symbolisme religieux seront les corollaires de cette magnifique doctrine. La voie est tracée par ce grand Docteur : il n'y a plus qu'à la suivre.

a L'édifice de cet univers sensible cache, ainsi qu'un voile, les choses invisibles qui sont en Dieu, corn l'a dit sakit Paul, et avant lui le Verbe de vérité. Aussi les discours de la théologie font allusion, tantôt à la vie civile et à la législation, tantôt à la vie d'expiation et à l'innocence : ici elle s'exprime d'une façon humaine et moins relevée ; là d'une manière surnaturelle et plus parfaite. Parfois elle invoque des lois manifestes, et parfois de secrètes ordonnances, mais

tanta potentia quodammodo tractant, ut cas possint etiam hominum spiritibus revelando miscere; et illam incommutabilem substantiam Creatoris ita conspiciunt, ut vision e atque amore et eam prœponant omnibus, et secundum eam judicent de omnibus, et in eam dirigantur ut agantur, et ex. ea dirigant quidquid agunt. (Saint Aug. de Gen. ad Utt., 1. XII, n° 69, t. III, p. 512-S13.)

— Dicendum etiam quidsignificet etsermo illc quem audivit, quid in illo condiat, cujus illa res similitudinem gerit. Deinde monendus est ex hac occasione, ut si quid etiam in Scripturis audiat quod carnaliter sonet, etiamsi non intclligit, credat tamen spirituale aliquid significari, ([uod ad sanctos mores futuramque vitam pertineat. (Ibid.,de Catech. nid., n°50,t. VI, p. 492 )

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