‹ Le SymbolismeChapitre 166 sur 175 · Ps. CXL · texte numérisé non relu

Ps. CXL

APPENDICK

Nous ayons dit à La page 159 • o Lisez en particulier les livres Sapientiaui : comme la morale es1 fraîche et pleine d'une tranquille sérénité ! comme la doctrine ressemble à cette brise que nous aimons ,i respirer sur les bords de l'Océan? Quelle en est La cause? .le iir parle que du poinl de vue Logique el Littéraire. G*es1 la fraîcheur de La comparaison ;c'es1 le style de la nature elle-même ; les couleurs semblenl empruntées à la beauté, à La splendeur et au gracieux épanouissement de toute la création, i

Nous tenons à le prouver par de nombn uses i itations. Ce sera une nouvelle confirmation de notre thèse par Les Livres saints.

'< C'est en vain que l'on jette des (ilets devant les

i de c< n\ qui ont des ailes. » (Prov. v. 17.) « Sauvez-vous comme an daim qui échappe de la main, et comme un oiseau qui fuit d'entre les mains

de l'oiseleur.

« Allez à l;i fourmi, paresseux ; considér conduite, et apprenez à devenir sage.

<( Car n'ayant ni chef, ni maître ni prince, a Elle fait néanmoins sa provision durant l'été, el elle amasse pendant la moisson de quoi se nourrir.

(( Jusqu'à quand dormirez-vous, paresseux? Quand vous réveillerez-vous de votre sommeil ?

a Vous dormirez un peu, vous sommeillerez un peu; vous mettrez un peu les mains l'une dans l'autre, pour vous reposer :

« Et l'indigence viendra vous surprendre comme un homme armé. Que si vous êtes diligent, votre moisson sera comme une source abondante, et l'indigence fuira loin de vous. » ( Prov. vi, o- 1 1 . )

« La parole dite en son temps est comme des pommes d'or sur un lit d'argent.

« La réprimande faite au sage et à l'oreille obéissante, est comme un pendant d'oreille d'or, avec une perle brillante.

(( L'ambassadeur fidèle est à celui qui l'a envoyé,

AIMT.V.

ce qu'est la fraîcheur de La Deige pendant la moisson; il donne Le repos à L'âme de son maître.

u Celui qui se vante et qui ne tient poi pro-

messes, est comme Le vent et Les nuées qui ne sont point suivis de la pluie.

« Le prince se Laisse Qécbir par La patience; 1 1 la langue douce rompt ce qu'il y a de plus dur.

• Ayez-vous trouvé du miel ? qui

vous suffit, de peur qu'en ayant pris av< 3, vous

Le rejetiez.

« Rendez rare votre pied dans la maison «le votre prochain, de crainte qu'étant dégoûté de vous, il ne vous h

« Celui qui porte un î,i;i\ témoi contre

;hain, est on dard, une 1 p nue flèche per-

çante.

« Espérer en on ami infidèle au jour de L'afflicl 1 faire tond sur une dent pourrie et sur un pied lassé.

■ El c'est se trouver sans manteau dans Le plus

ad froid. Les cantiques que L'on chante devant celui dont le cœur est corrompu sont comme Le vinaigre qu'os met dans le nitn :

« Gomme Le vers mange le vêù ment, et La pourriture le Puis, ainsi la tristesse de L'homme lui ronge le ur.

« Si votre ennemi a faim, donnez-lui àman{ s'il a soif, donnez-lui de l'eau à boire.

a Car vous amasserez ainsi sur sa tête des charbons de feu; et le Seigneur vous le rendra.

(( Le vent d'aquilon dissipe la pluie; etle \i triste, la langue médisante.

« Il vaut mieux se retirer en un coin sur le haut de la maison, que de demeurer avec une femme querelleuse dans une maison commune.

« Une bonne nouvelle qui vient d'un pays éloigné, est comme de l'eau fraîche pour celui qui a soif.

a Le juste qui tombe devant le méchant, est une fontaine qu'on a troublée avec le pied, et une source qu'on a corrompue.

a Le miel n'est pas bon à celui qui en mange beaucoup, et celui qui veut sonder la majesté sera accablé de sa gloire.

a Celui qui, en parlant, ne peut retenir son esprit, est comme une ville tout ouverte, qui n'est point environnée de murailles. » (Prov. xxv, 11-28.)

u Comme la neige vient mal en été, et la pluie pendant la moisson; ainsi la gloire sied mal à un insensé.

f( Comme un oiseau qui vole d'un lieu à un autre, et un passereau qui court de tous côtés, ainsi la malédiction qu'un homme prononce sans sujet retombe sur lui.

« Le fouel est pour le cheval, Le mors pour l'âne, et La verge pour le dos de L'insensé.

a Ne répondez point au fou selon sa folie, de crainte que nous œ Lui deveniez semblable.

« Répondez au fou selon sa folie, de peur qu'il ne s'imagine qu'il est sage.

» Celui qui l'ait porter ses paroles par l'entremise d'un insensé, Be rend boiteui et il boil L'iniquité.

a Comme en vain le boiteui a de belles jambes, ainsi Les sentences graves sont indécentes dans la bouche de L'insensé.

« Celui qui élève en honneur un homme «jui n esl pas sage, <ist comme celui qui jette une pierre dans le monceau de Mercure.

« La parabole est dans La bouche des insensés, comme une épine qui naîtrait dans La main d'un homme ivre.

« La sentence du juge décid< les procès, et celui qui impose silence à L'insensé apaise les troubles.

» L'imprudent qui retombe dans sa folie esteomme le chien qui retourne à ce qu'il avait vomi.

« Avez-vous vu un homme qui se croit sage? Espérez mieux de celui qui reconnaît qu'il n'a point de sens,

(( Le paresseux dit : Le Lion est dan- La voie Lionne est dan- Les chemins.

258 APPENDK

« Comme une porte roule sur ses gonds, ainsi le paresseux tourne dans son lit.

« Le paresseux cache sa main son- son aissell i! ,i peine à la porter jusqu'à sa bouche.

« Le paresseux se croit plus sage que sept hommes qui ne disent que des choses bien sen ées.

<( Celui qui, en passant, se mêle dans une querelle qui ne le regarde point, est comme celui qui [prend un chien par les oreilles.

a Gomme celui qui lance dr^ flèches et des dards pour tuer un autre, est coupable de sa mort;

« Ainsi Fest celui qui use d'artifices pour nuire à son ami, et qui dit lorsqu'il est surpris : Je ne l'ai tait qu'en jouant.

(( Quand il n'y aura plus de bois, le feu s'éteindra. et aussi quand il n'y aura plus de semeurs de rapports, les querelles s'apaiseront.

« Ce qu'est le charbon à la braise, et le bois au feu, l'homme colère l'est pour allumer les disputes.

(( Les paroles du semeur paraissent simples, mais elles pénètrent jusqu'au fond des entrailles.

<( Les lèvres superbes, jointes au cœur corrompu, sont comme de l'argent impur dont on veut orner un vase de terre.

(( Celui qui creuse la fosse tombera dedans, et la

pierre retournera contre celui qui l'aura roulée. » (Prov. xxvi, 1-23, Ï7.)

« La pierreesl Lourde el le sable es1 pesanl ; mais 1 1 colère de l'insensé pèse encore plus que l'un et l'autre.

u La colère et la fureur qui éclatenl sont sans mis ricorde ; mais qui pourra soutenir la violence d'un homme emporté.

« La correction manifeste vaut mieux que l'amour

et.

(i Les blessures que fait celui qui aime, valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui liait.

« L'âme rassasiée foulera aux pieds le rayon de miel, et l'àme pressée de la faim trouvera même doux ce qui

esl amer.

<( Un homme qui abandonne son propre lieu esl comme un oiseau qui quitte son nid.

u Le parfum el la variété des odeurs Boni la joie du cœur, et les lions conseils d'un ami sont Les délices de L'âme.

(( La femme querelleu* mblable à un toi!

d'où l'eau dégoutte sans cesse pendant l'hiver.

tt Celui qui veut la retenir est comme s'il voulait arrêter le vent. e1 elle lui sera comme une huile qui ouïe de sa main.

:;<Hi APPENDICE.

« Le fer aiguise le fer, e1 La vue de l'ami excite l'ami.

« Celui qui garde le figuier mangera de son fruit, et celui qui garde son seigneur sera élevé en gloire.

« Comme on voit reluire dans l'eau le vidage de ceux qui s'y regardent, ainsi les cœurs des hommes sonl découverts aux hommes prudents.

« L'enfer et l'abîme de perdition ne sont jamais rassasiés : ainsi les yeux des hommes sont insatiables.

<( Comme l'argent s'éprouve dans le creuset et l'or dans le fourneau , ainsi l'homme est éprouvé parla bouche qui loue.

« Le cœur du méchant recherche le mal, et lé cœur droit cherche la science.

d Quand vous pileriez l'imprudent dans un mortier comme on y bat du grain, en frappant dessus avec un pilon, vous ne lui ôteriezpas son imprudence.

(i Remarquez avec soin l'état de vos brebis, et considérez vos troupeaux.

(( Car la puissance que vous avez ne durera pas toujours; mais la couronne que vous recevrez sera stable dans tous les siècles des siècles.

(( Les prés sont ouverts; les herbes vertes ont paru, et l'on a recueilli le foin des montagnes.

« Les agneaux sonl pour voué vêtir, et leschevreaui pour le prix du champ.

« Que le lail des chèvres vous suffise pour votre nourriture, pour ce qui esl nécessaire à votre maison, et pour nourrir n<>s servantes.» — (Prov. xxvn, 3-9, 15-27.)

» Trois choses me Bont difficiles à comprendre, et la quatrième m'est entièrement inconnue :

a La trace de l'aigle dans l'air, la trace «lu serpent sur la terre, la trace d'un navire au milieu de la mer, et La voie de l'homme dan- sa jeunesse.

« Telle est aussi la voie de la femme adultère, qui, après avoir mangé; s'essuie la bouche et dit : Je n'ai

point tait de mal.

«La terre est troublée par trois choses, et elle ne peut supporter la quatrième :

a Parun esclave lorsqu'il règne, par un insensé lorsqu'il est rassasié de pain ,

« Par une femme digne de haine, lorsqu'un homme l'a épousée, et par une servante, Lorsqu'elle est devenue L'héritière de sa maltresse.

« 11 \ a quatre ch >sea sur la terre qui sonl très-petites «it qui sont plus sages que L< - sages :

« Les fourmis, ce petit peuple qui fait sa provision

pendant la moi>><»ii :

«Les lapins, cette troupe faible, qui établit sa demeure dans les roches;

u Les sauterelles qui n'ont point de roi et qui néanmoins marchent toutes par bandes ;

« Le lézard qui se soutient sur ses mains, et il demeure clans le palais du roi.

«Il y a trois choses qui marchent bien, et une quatrième qui marche magnifiquement :

a Le lion, le plus fort des animaux, qui ne craint rien de tout ce qu'il rencontre ;

« Le coq, dont la démarche est hardie, et le bélier, et un roi à qui rien ne résiste.

« Tel a paru un insensé , après qu'il a été élevé en Un rang sublime; car, s'il avait eu de l'intelligence, il aurait mis sa main sur sa bouche.

« Celui qui presse fort la mamelle , pour en tirer le lait, en fait sortir un suc épaissi ; celui qui se mouche trop fort, tire le sang; celui qui excite la colère, produit les querelles. » — (Prov. xxx, 18-33.)

« De quoi nous a servi notre orgueil? Qu'avonsnous retiré de la vaine ostentation de nos richesses?

« Toutes ces choses sont passées comme l'ombre, et comme un courrier qui se presse ;

(( Ou comme un vaisseau qui fend les flots agités, dont on ne trouve point de trace après qu'il est pas^é.

et qui D'imprimé sur les îlots nulle marque de -

route ;

« Ou comme un oiseau qui vole au travers de L'air, sans qu'on puisse remarquer par où il passe (ou n'entend que le bruit de ses ailes, qui frappe l'air et qui le divise avec effort, et après qu'es les remuant il a achevé son vol, on ne trouve plus aucune tra< e de son e :

u Ou comme une flèche lancée vers son luit (l'air qu'elle dn i ejoini aussitôt sans qu'on reconnai

par où elle est passée).

« Ainsi nous ne sommes pas plus tôt nés que nous avons i ese ■ d'être : nous n'avons pu montrer en n< us aucune trace de vertu, et bous avons été consumés par notre malin-.

« Voilà ce que V diront dans l'enfer;

« Parce que l'espérance des méchants est comme ces pet ^l» s que le venl emporte : ou comme l'é ■

(aune légère qui est di e par la tempête ; ou

comme la fumée que Le vent dissipe; ou comme le souvenir d'un bote qui passe et qui n'est qu'un jour in un menu le u.

« Mais les justes vivront éternellement ; près du i ni- est leur récompense, et le Très-Haut pens

eu\.

a C'est pourquoi ils recevront de la main du Sei-

gneur un royaume admirable et un diadème éclatant de gloire. Il les protégera de sa droite et les défendra par son bras saint.

« Sotfzèle se revêtira de ses armes et il armera créatures pour se venger de ses ennemis.

« Il prendra la justice pour cuirasse et pour casque l'intégrité de son jugement;

« Use couvrira de l'équité comme d'un bouclier impénétrable ;

a II aiguisera sa colère inflexible, comme une lame, et tout l'univers combattra avec lui contre les insensés.

« Les foudres iront droit à eux ; elles seront lancées des nuées comme les flèches d'un arc bandé avec force, et elles fondront au lieu qui leur aura été marqué.

(( La colère de Dieu , semblable à une machine qui jette des pierres, fera pleuvoir sur eux de fortes grêles; la mer répandra contre eux sa vague irritée, et les fleuves se déborderont sur eux avec furie.

(( Un vent violent s'élèvera contre eux et les dispersera comme un tourbillon : leur iniquité réduira toute la terre en un désert, et le trône des puissants sera renversé par leur malice. » — (Sagesse, v, 8-24.)

(( La science du sage se répandra comme une eau qui se déborde, et le conseil qu'il donne (subsistera) comme une source de vie.

a Le cœur de L'insensé esl comme un vase rompu, il ne peu! rien retenir de la sagesse.

u Que L'homme habile entende nue parole sage, il la louera aussitôl et il se L'appliquera; que Le voluptueux l'entende, elle lui déplaira et il La rejettera derrière lui.

« L'entretien de L'insensé est comme un fardeau qui pèse dans le chemin, car la grâce ne se trouve que sur Les lèvres de L'homme sensé.

a La bouche de L'homme prudenl est recherchée dans les assemblées, et Les hommes repasseront paroles dans leur cœur,

« La sagesse est h L'imprudent comme une maison ruinée, et la science de L'insensé est une confusion de paroles mal digérées.

« L'instruction est à L'imprudent comme des fers aux pieds et comme dr< chaînes qui Lui chargent la main droite.

« L'insensé, en riant, élève sa N<>i\, mais L'homme

je lira à peine tout bas.

<( La science est à L'homme prudenl un ornement d'or et comme un bracelet à son bras droit. » (Eccli, x\i, 16-240

« Un discours à contre-temps esl comme une musique pendant le deuil, mais ta sages» emploie toujours à propos le châtiment et L'instruction.

« Celui qui instruit, L'imprud< dI esl (comme] un homme qui veut rejoindre les pièces d'un pot cassé.

<( L'homme qui parle à celui qui ne l'écoute poinl est(comm(;) celui qui réveille un homme d'un profond

sommeil.

« Celui qui parle (de la sagesse) à un Insensé entretient un homme qui dort, et à la fin (du discours . il lui dira : Qui est celui-ci?

« Pleurez sur un mort parce qu'il a perdu la lumière, pleurez aussi sur un insensé, parce qu'il a perdu le sens.

« Qu'y a-t-il de plus pesant que le plomb, et quel autre nom lui donnera-t-il si ce n'est celui de l'insensé?

(( Il est plus aisé de porter le sable, le sel et une masse de fer que l'imprudent (l'insensé et le méchant).

a Gomme le bois bien lié et attaché ensemble sur le fondement) d'un édifice ne se désunit point, ainsi le cœur établi sur un conseil solide demeurera ferme.

« (La résolution d'un homme sensé) ne s'affaiblira point par la crainte, en quelque temps que ce soit.

a Comme une cloison de bois en un lieu élevé et une muraille de pierre sèche) ne peuvent résister à la violence du vent,

a Ainsi le cœur timide de l'insensé, dans l'incerti-

AIU'KMM' .

tude de ses pensées, ne résistera point à La violence de la crainte.

« Comme Le cœur timide de L'insensé demeure toujours dans s i pen ms aucun.' crainte, ainsi immuable relui qui se tient toujours attaché aux commandements de Dieu.

« Celui qui pique L'œil en tire des Larmes, el celui qui pique le cœur 5 excite Le ressentiment.

« Celui qui jette nue pierre contre des oiseaux ' fera envoler, ainsi celui qui dit des injui >n ami

rompra L'amitié.

u La vapeur sorl de la fournaise, et La fumée s'él< eu haut) avant Le feu;

\ni-i Les injures Les outrages et Les menai procèdent Le meurtre et L'effusion du sang. » (Eccli. XXII, 6-10, 17-25, 3a.)

u II a éclaté pendant sa vie comme L'étoile du matin au milieu des nuages et comme La lune Lorsqu'elle est venue en son plein.

u II a lui dans le temple de Dieu, comme un soleil éclatant de Lumière.

u II a paru comme l'arc-en-eiel nui brille dans des nuées Lumineuses, et comme Les roses qui poussent Leurs ûeurs au printemps, comme Les Lis qui sont sur l.'- bords des eaux, et comme L'encens qui répand odeur) pendant L'été;

2C8 MM'i NDICE.

uGomme mie flamme qui [étincelle), et comme l'encens qui s'évapore dans le feu ;

« Comme un vase d'or massif orné de toutes sortes de pierres précieuses.

« Il ;i paru comme un olivier qui pousse ses rejetons et comme un cyprès qui s'élève en haut, Lorsqu'il a pris sa robe de gloire et qu'il s'est revêtu de tous les ornements de sa dignité.

« En montant au saint autel, il a honoré ses vêtements saints.

« Se tenant debout à l'autel, il a reçu une partie de l'hostie de la main des prêtres, et il a été environne de ses frères, comme d'une couronne ; ils se sont tenus autour de lui, comme des cèdres plantés sur le mont Liban ;

« Comme les branches de palmier, tous les enfants d'Aaron étaient dans leur gloire autour de lui.

u L'oblation se présentait au Seigneur par leurs mains devant toute l'assemblée d'Israël, et pour achever entièrement le sacrifice à l'autel et pour honorer l'oblation du roi très-haut.

u II a étendu sa main pour lui offrir le sang de la vigne; il a répandu au pied de l'autel un vin dont l'odeur divine est montée devant le prince très-haut.» (Eccli. I, 6-17.)

Nous croyons utile, dans cette importante matière, d'ajouter iei le texte original ou la traduction latine de plusieurs passages que nous n'avons pu citer dans le corps de l'ouvrage.

Page 21.

r Ipse eniro essentiam suam perfecte cognoscit: uikI»' cognoscit eam secundum omnem modum <|im cognoscibilis est. Potest autem cognosci non solum secundum quod In se est, sed secundum quod esl participabilis secundum aliquem modum similitudinis a creaturis. Unaquaeque autem creatura habël propriam speciem, secundum quod aliquo modo participai divinœ essentiœ similitudinem. Sic igitur inquantum Dru- cognoscil suam essentiam ul sic Imitabilem a tali creatura, cognoscil eam ut propriam rationem, e1 ideam hujus créature : el similiter de aliis. [Saint Thomas, I. p. q. 15, art. t.)

Respondeo dicendum, quod cum Deus de singulis

rébus propriam cognitionem habeat, oportet quod essentia sua sil similitudo singularium rerum, cundum quod diversœ res diversimode, el particulariter ipsam imitantur secundum suam capacitatem ; quamvis ipsa se totam imitabileni praebeat; sed (\\\<><\ perfccto non imitantur cam creaturae, sed difformiter, hoc est ex earum diversitate, et defectu, ut dicit Dionysius in n cap. do divin, nom. Unde cum hoc nomen idea nominet cssentiam divinam, secundum quod est exemplar imitatum a crcatura, divina essentia erît propria idea istius rei secundum determinatum imitationis modum. Et quia alio modo imitantur eam diversa? creaturae, ideo dicitur, quod est alia idea, vel ratio qua creatur homo, et equns ; et exinde sequitur quod secundum respectum ad plures res, qua: divinam essentiam diversimode imitantur, sit pluralitas in ideis, quamvis essentia imitata sit una: verbi gratia, sicut ex praedictis (dist. II. quaest 1 art. 3.) patet, quidquid perfectionis in rébus est, hoc totum Deo secundum unum et idem indivisibile convenit, scilicet esse, vivere et intelligere,et omnia hujusmodi. (ici. T., seut. dist. 36, q. 2., art. 2. t. TX, p. 413. ,

Page 35.

Yerumtamen prseter hune visibilem et sensibilem

ÂPPEKDICI . 271

mundum, constantem e codo et terra, séi e cœlis et terra, estetiamalius quidam mundus in quosunt que aonvidentur : et hoc totum est mundus inaspectabilis, mundus qui aonvidetur, mundus intelligibilis : cujus visione el pulchritudine fruenturqui purosunt cordé, quo bujus miiiid i intelligibilis visione antea bene parât i pénétrant, \el ad ipsum Deum videndum, quatenus videri oatura potest Drus, [nsuper etiam quœresan juxta aliquam Bignificationem possit primogenitus omnia civatui.r esse mundus, et prœsertim inquani ! 1 1 1 1 esf sapientia multiformis : c<> e&im quod sint in sapientia omnes rei cujuscumque rationes juxta quas facta sunl omnia quœ facta fuere .i Deo, ut inquil Propheta : i Omnia in sapientia fecisti, t in ipso etiam mundus fuerit, tanto picturatior, ornatior atque etiam prœstantior mundo sensibili, quanto ratio mundi nuda ab omni materia prœstat boc mundo materiato, non propter materiam, sed participatione illins Ao'yoL» (kl est illius Pilii Dei, qui est vera ratio), e1 participatione Sapienti», quœ mundum et <»rnamentum afferunt materiœ omnium quœ mundo insignita fuerint. (Origènè, l MX. in .l<>an.. t. IV p. «67.)

Praterea ilia lloysis <it prophetarum scripta antiquissima docenl res omnes, quœ vera sunt, idem habere oomen ac illœ quœ lu-- omnibus in usu sunt,

verbi gratia, lucem esse veram, esse cœlum aliud prœter firmamentum, esse solemjustitiae alium a sensibili. (Orig. contra Ceti.,\. VII, n°31, t. i.. p. 1465- 1466.)

Dominus cnim tanquam bonus magister fuit sollicitas facere nobisoptima scripta, ut qos perfecte erudiret. Quœcumque, inquit, scripta sunt, ad nostram doctrinam scripta sunt. Consistunt autem ista scripta in duplici libro, scilicet in libro creaturae, et in libro Scripturae. Primus liber quot habet creaturas, tôt habet scripta optima, quse sine mendacio docent veritatem. Unde Aristoteles interrogatus a quo tôt et tanta didicisset, respondit : « A rébus quœ mentiri non noverunt. » (Saint Thomas, serm. Dom. II. Adv. t. XXVI, p. 8, éd. Venise.

Page 30.

Longe enim copiosior est bonorum imisibilium magnitudo, quam ut eam repraesentare possit corporalium similitudinum tanta multitudo. Habent tamen corporea omnia ad invisibilia bona similitudincm aliquam, sed alia infimam quamdam, et valde longinquarn, et pêne extraneam. Alia autem viciniorem et manifestiorem, et quanto propinquiorem, tanto evidentiorem, et supra hœc alia valde propinquam et eognatam, ut sic dicam, et penitus expressam, in

t.uitiiiii ut videantur imisibilibus nonjam appropinquarc, *i'd inhaerere, el Inseri potius quam accedere. Al» ipsis ergo quœ ad illa vicinius accédant, e1 qua Inyisibilium imaginem evidentiorem gerunt, debemus utique Bimilitudinem trahere, ut ad ea quœ per experientiam qod novimus, per ea quœ cognovimus intelligentia aostra possil ascendere, bine est quod corona arcœ dod usque ad ejus inreriora descendit, qua tamen se ei in ejus superioribus conjungit. (Richard Saint-Victor. Benjam. major, 1. Jl, c. xu, p. 90.)

Page 15.

Anima autem intellectiva, sicut supra babitum est q. 'i'J, ait. &.), secundum naturœ ordinem Inûmum gradum in substantiis intellectualibus tenet; in tantuni i|ii(i(l non babel naturaliter sibi inditam notitiam veritatis, sicut Angeli; sed oportel quod eam colligat ex rébus dmsibilibus per mm sensus, ut Dionysius dicif \ h. c. de di\ . nom. (inter princ.et med., lect. 2). [S mit Thomas. I. p. q. 76, art. -i.

Page 'h'».

Esl autem naturale homini ut per sensibilia ad intelligibilia Mariât : quia omnis nostra cognitio a sensu initium habet. (/(/., 1. 1»., q. I, art. 90

274 AlIM.M/i' . .

Uode tantum se Qostra oaturaiis cognitio extendere potest, in quantum manuduci potest per Bensibilia.

(16., i p. <[. 12, art 12.)

Intellectus humanus non potest ipsam intelligibilem vcritatem nudam capere : quia eoiinaturale est ei ut intelligat per conversionem ad phantasmata, supra dictumest. (q. 84, art 7.) Et idco intelligibilem veritatcm proponunt Angeli hominibus sub similitudinibus sensibilium, seçundum illud quod dicit Dionysius 1 cap. Gœl. Hier, quod impossibile est aliter nobis lucere divinum radium, nisi varietate sacrorum velaminum circamveîatum . (/&., q. CXI, art. I.)

L'indication de la page 46 contient une erreur d'impression : il faut q. CXI, au lieu de q. III.

Secundo quia hoc quilibet in seipso cxperiri potest: quod quando aliquis conaturaliquid intelligere, format sibi aliqua phantasmata per modum exemplorum, in quibus quasi inspiciat quod intelligere studet. Et inde est etiam quod quando aliquemvolumus facere aliquid intelligere, proponimus ei exempla : ex quibus sibi phantasmata formare possit ad intelligendum. (I&., q. 84, art. 7.)

Incorporea, quorum non sunt phantasmata, eognoscuntur a nobis per comparationem ad corpora sensibilia, quorum sunt phantasmata ; sicut veritatem intelligimus ex consideratione rei circa quam veritatem

gpeculamur : Deum autem, ut Dionysius dicit (C i, de Div. Nom. lcct. 3.), cognoscimus ut eausam, et per excessum, et per remotionem. Alias etiam incorporer substantias in Btatu prasentis vitœcognoscere qod poôsumus nisi per remotionem, ?el aliquam comparatioaem ad corporalia. Et ideo cuni de hujusmodi aliquid intelligimus, necesse babemus converti ad pbantasmata corporum, licel ipsorum non sint pbantasmata. (/&., ad 3°».)

Page il.

Cirea cognitionem autem bumanœ mentis duo ■!• ! i onsid< rare, scilicel acceptionem sive repi sentationem rertim el judicium de rebûs repraesentatis. Quando autem reprsesentantur menti humai res aliquae secundum aliquas sp i secundum

naturse ordinem, primo oportet quod species repi sententur sensui, secundo imaginationi, tertio intellectui possibili, qui immutatur a speciebus pbanl matum secundum illustrationem intellectus agentis. lu imaginatione autem qod solum sunl Formae rerum sensibilium, secundum quod accipiuntur asensu, sed Lransmutanturdiversimode, vel propter aliquam Iran.— mutationem corporalem (sicut accidil in dormientibus, et fùriosis) ?el etiam secundum imperium rationis disponuntur pbantasmata in ordine ad id qu< d

:;/<i APPENDICE.

est intelligendum. Èicul enira ex diverga ordinatione earumdem litterarum accipiuntur diversi intellectus; ita etiam secundum diversam dispositionem phanl matum résultant in intellectu divers e species intelligibiles. Judicium autem humanae mentis fit secundum vim intellectualis luminis. (/&., 2a 2œ, q. 173-, art. 2.)

Page 51 .

Ad secundum dicendum quod contemplatio inimana secundum statum prœsentis vitœ non po1 esse absque phantasmatibus, quia connaturale est homini ut species intelligibles in phantasmatibus videal ; sicut Philosophus dicit in III. de Anima. (Tex. 30.) Sed tamen intellectualis cognitio non consistit in ipsis phantasmatibus; sed ineis contemplatur puritatem intelligibilis veritatis : et hoc non solum in cognitione naturali, sed etiam in eis quas per revelationem cognoscimus. Dicit enim Dionysius II, cap. Cœl. Hier. (Implic. et cap. i, a med.) Quod Angelorum hierarchias manifestât nobis divina cîaritas in quibusdam symbolis figuralis, ex cujus virtute restituimiir in simplum radium, id est in simplicem cognitionem intelligibilis veritatis. Et sic intelligendum est quod Gregorius dicit, quod contemplantes corporalium rerum timbras non secum trahunt, quia videlicet in

eis i j ■ > 1 1 sistit eorum contemplatio, scd potius in consideratione intelligibilis veritatis. f&., t* 2œ, q. 180, art. 5.)

Page 52 :

Ad 2u:n dicendum quod cognitio reniai In nobis non effieitur per cognitionem signorum, sel per cognitionera aliquarum rerum magis certarum, scili principiorum, quœ nobis per aliqua signa proponuntur, et applicantur ad alia quœ priuseranl nobis ignota simpliciter, quamvis nobis nota gecundum quid, ut dictuin est. (incorp. art.) Cognitio enim principiorum t'a-it in oobis seientiam conclusionum , non cognitio signorum. (Saint Thomas, De Magistro, q. XI, art. i,t.\YI. p. 363.)

Ad ")um dicendum, quod in eo qui docetur, scientia prœexistebat, non quidefn In actu complète, scd quasi in rationibus seminalibus, secundum quod univer- - des conceptiones, quarum cognitio est nobis naturaliter iosita, suni quasi semina quœdam omnium sequentium cognitorum, Quamvis autem per virtutein atam rationes séminales non hoc modo educantur in actum, quasi peraliqu&m virtutem creatam Infundantur; tamen id quod est in eis originaliter, el virtualiter, actione creatœ virtutis in actum educi pot (/6., p. 363 364.1

Ad I3uffl dicendum, quod certitudo scientiœ tota oritur ex certitudine principiorum : tune enim conclusion es per certitudinem sciuntur, quandoresolvuntur in principia : et ideo quod aliquid per certitudinem sciatur, est ex lumine rationis divinitus interius indito, quo in nobis loquitur Deus; non autem ab liomine exterius docente, nisi quatenus conclusion in principia resohit, nos docens : ex quo tamen nos certitudinem scientiœ non acciperemus, nisi inesà I nobis certitudo principiorum, in quae conclusions resolvuntur. (76., p. 3Gi-36o.)

Ad 17um dicendum quod certitudinem scientiœ, ut dictumest, habet aliquis a solo Deo, qui nobis lumen rationis indidit, per quod principia cognoscimus, ex quibus oritur scientiœ certitudo; et tamen seientia ab liomine qnodammodo causa tur in nobis, ut dictum est (in corp. art.)- {H>., p. 363.)

Page 52, note 2.

Ad 4um dicendum, quod ipsum lumen intellectus agentis est quœdam irradiatio primée lucis, secundum quod Dionysiusiv. cap. de Dix. Nom. dicit, quod omnes bonitates in creaturis participât», sunt quidam radii dixina? bonitatis : et ideo non oportet quod huic irradiationi aliud lumen superaddatur in bis quae naturali rationi sunt subdita.

Ad 5u»n dicendum, quod ipse Deus est causa cujuslihct nostrae cognitionis. Non tamen oportel quod hoc li.it per influium alicujus gratis, scd pcr influxum oaturalis luminis, quod quidem lumen ah ipso < (S. Thom., S, dist. 28, q. I. art. 5, t. \ p. 965.)

Page 52, uote 3.

Et ideo ad causandam intellectualem operationem nii'lum Aristotelem non sufficit Bola impressio sensibilium corporum, sed requiritur aliquid Dobiliu quia agens est fionorabilius patiente, ut ipse dicit (lib. S de Anima, text. 19), qod tamen [ta quod intellectualis operatio causetur ex sola impressione aliquarum rerum superiorum, ut Plato posuit; sed illud superius et oobilius agens, quod vocal inteHeetum agentem, de quojam supra diximus (q. 73, art. 3 et L facit phantasmata a sensibus accepta intelligibilia in actu per modum abstractionis cujusdam. {Ici i, p. q. s;., art. ('».)

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El secundum hoc verum est quod scientiam a sensibilibus mens uostra accipit ; aihilominus tamen i; anima in se similitudines rerum format, inquantum per lumen intellectus agentis efOciuntur formée a sensibilibus abstractae intelligibiles actu, ut in intellectu

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possibili recipi possint. Et sic etiam in lumine intellectus agentis aobis est quodammodo omnis scientia originaliter indita, mediantibus universalibus conceptionibus, quœ statim lumine intellectus agentis cognoscuntur, per quas sicut per universalia principia judicamus de aliis, et ea praecognoscimus in i] sis. (S. Thom., de Mente, art. 6, t. XVI, p. 336.)

Ad 2um dicendum, quod circaidem virtus superior, et inferior operantur, non similiter, sed superior sublimius : unde et per formam quœ a rébus accipitur, sensus non ita efficaciter rem cognoscit sicut intellectus; sedsensus per eam manuducitur in eognitionem exteriorum accidentium ; intellectus vero pervenit ad nudam quidditatem rei, secernendo eam ab omnibus materialibus conditionibus. Unde pro tanto dicitur cognitio mentis a sensu origine m habere, non quod omne illud quod mens cognoscit, sensus appréhendât, sed quia ex his quœ sensus apprehendit, mens in aliquaulteriora manuducitur, sicut etiam sensibilia inrellecta manuducunt in intelligibilia divinorum.

Ad sextum dicendum quod prima principia, quorum cognitio est nobis innata, sunt queedam similitudines increatœ veritatis : unde secundum quod per cas de aliis judicamus, dicimur judicare de rébus per rationes immutabiles, vei veritatem increatam. {lb. p. 337.)

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[mpossibile est lis, qui corporibus inclusi sunt, sine corporearum ac sensibilium rerum adtàiniculo, pebus iis, quœ animo ac ratione intelliguntur, omnino conjungi. Semper enim obiter sensibîle aliquid rerum nostrarum incidit, quantumyis maxime aostra mens ab lis reluis, quœ in aspectum cadunt, abstracta, atque in seipsam collecta, res cognatas, et oeulorum

em Fugientcs assequi ac percipere contenderit. Quod quidem [ta tibi clarum ac dilucidum erit. (s. Greg. Naz. Orat. *8, c. xii, t. IL p. 12.)

Page 60.

itra ha e i go respondeo, el dico propterea hoc evenisse, quia cum intelleximus vel cogitavimus corporeum ac temporale aliquid, genuimus quod ad pbantasiam pertinel : oam aul verba intellectui cogitationibusque nostris adjunximus, quœ verba >\nc tcmpore non sunt, e1 ad sensum vel phantasiam pertinent : aut taie aliquid intellectus noster cogitatii passus est, quod in animo phantastico memorîam facciv potuisset. (S. Aim. Ep, 6, t. II, p. i<>.)

Page ci.

Ad Ipsum autem ignem amoris nutriendum et ûatandum quodammodo, quo tanquam pondère sursum

vel introrsum referamurad requiem, ista omnia pertinent quœ aobis ûgurate insinuantur; plus enim mo-

Nrntct acccridunt amorem, quam si auda sine ullis sacramentorum similitudinibus ponerentur* Cujus

rci causam difficile est dicere. Sed tamen ita se habet,

utaliquid per ailegoricam significationern ultimatum plus moveat, plus delectet, plus honoretur, quam si verbis propriis diceretur apertissime. Credo quod ipse anima? motus quandiu rébus adliuc terrenis implicatur, pigrius inflammatur : si vero feratur ad similitudines corporales, et inde referatur ad spiritualia, quae illis similitudinibus figurantur, ipso quasi transita vegetatur, ettanquam in facula ignis agitatus accenditur, et ardentiore dilectione rapitur ad quietem. (S. Aug. Ep. 55, t. II, p. 203, n° 21.)

Page 102,

Vélum autem eis apud vulgus est poetica delectatio. Somniaque et symbola sunt omnia hominibus obscuriora,non propter invidiam (nefas enim est Deum intelligere patibilem), sed ut scnigmatum notion em subiens inquisitio, ad inveniendam recurrat veritatem. (Glem. Alex. Slrom. 1. Y, c. iv, p. 43.)

Genus ergo symbolicse interpretationis est ad multa utilissimum, ut quod et ad rectam conférât tbeologiuin et pietatem, et ad indicandam ingenii solertiam

et brevitatis exercitationem, et ad ostendendam - pientiam. Sapientis enitn esse uti dictione sytnbolica, apposite dicit Didymus grammaticus, et déclara re id, quod peream significatur. {Ib. c. vin, p. 74.)

Et alioqui omnia quœ ostenduntur per aliquod ve- Lamentum, majorem et angustiorem exhibent veritatem, sicut fhictus qui in aqua pellucent, et fora quœ per tegumenta concedunl aliquam sui evidentiam. Aliquid eûim addunt splendori, prœterquam, quod quœ sunt manifesta, uno modo intelligantur.

(16., c IX. p. 87.)

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Ënimvero Deum quoque et Providentiam courantes,videbimus mutationem in melius • sse Bactam. Ususenim sermonis, similis videtur esse mutationi numismatis: quorum utrumque aliud alio temp valons, t mu probaturcum aotum est et usitatum. Ai fuitsane tempuscum pro numismate sermonis homines uterentur metris, carminibus, cantilenis, omiifin historiam, omnem philosophiam, omnes denique ntua et resgraviorem requirentes orationem, ad

eticam et musicam applicantes. Non solum enim mine \i\ pauci intelligunt, tune omnes percipiebant, gaudebantque ea cum cantarentur opilionei , aratore*, et aucupet, ut Pindarus ait : sed ob illius i tatis

ad poesin facilitatem plcrique h ra el carmiiic castigabant aliorum mores, libère loquebantur, hortabantur, fabulis et proverbiis utebantur : quin et laudes deorum, vota, pamnes versibus et carmini iucludebant, alii dit vim ingenii, alii propter consuetudinem. (Plutarch. de Pylhiœ orac. c. xxiv, p. i95. éd. Didot.)

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Inambulabam ego solus, vergente jam in oecasum sole. Locusporro in quo spatiabar, maris ripa erat. Semper cnlm soleo hujusmodi oblectamenlis laborcs clissolvere et relaxare; quandoquidem neeperpetuam contentioïiem nervus ferre potest, sed laxari nonnunquam arcus cornua oportet, siquidem rursus intendendus sit, ac non sagîttario inutilis tum futarus, eu m èo utendum erit. Inambulabam igitur, atque ita pedibus ferebar, ut oculi maris aspectu fruerentur. Nec vero spectaculum illud laettim ac jucundum erat, quanquam alioqui jucundissimum esse soleat, eum tranquillitate purpurascit, ac littoribus blandum quiddam et suave alludit. Sed quid tum? Mare (libenter enim utor Scripturae verbis), vento magno liante, excitabatur et infremebat; fluctus autem, ut in tâlibus rébus fieri consue\it, modo procul exsurgentes, seseque paulatim in summam altitudinem ef-

ferentes, ac postea decrescentes ad ripam solvebantur; modo in propinquas petras incidentes, atque inde repulsi, in spumosam ac tenuem asperginem dilabebantur. Hic et Lapilli, et algae, el murices, et levissima ostrea extrudebantur <it quasi exspuebantur; nonnulla etiam unda pecedente rursus abripiebantur. Petrœ autem intérim non minus immotae et inconcussse remanebant, quam si nulla omnino vis Ipsis admoveretur, oisi quod Quctuum ictibus verberebantur.

Ex hoc spectaculo nonnihil utilitatis ad pbil phiam percepisse tne sensi, et n! omnia ad meipsum

ferre atque dirigera soleo, ac potissimum m ad aliquena rerum eventum animus meus sestuet, et tanquam vertigine afQciatur, ut mihi nunc accidit) non obiter et negligenter "ni, quod oculis observabatur, accepi; et in doctrinam mihi hoc spectaculum cessit. Aiiniiii enim, inquiebam, mare, vita baec nostra est, et res humanae? Nam hic quoque multum est amaritudinis et instabilitatis. Annonventi, tentationes ingruentes, et inopinati rerum eventus? Quod mihianimadvertisse videtur David, cum dicerel : Salvum me foc. Domine, quoniam inlraverunt aquœ usquead animam meanu Et, Libéra me de profundis aquarum. EU rursus, Veni in altiludinem maris, el tempesias demersit me. Porro eorum, qui tentantur, alii mihi, velut

levissima quaedam corpora et spiritus expertia, abripi distrahique videbantur, ac ne tantillum quidem adversaruni perum impetum sustinere; nec enim robur et firmitatem habent, neque pondus prudentis etcordatse rationis, quœ fortuitis casibus obluctetur; alii autem petra3 instar esse, ac petra illa, supra quam stamus, et quam colimus, digni, quieamque nimirum philosophica ratione utuntur, ac supra vulgi humilitatem evecti, humana omnia immoto et firmo animo ferunt, atque eos quidem, qui talibus rébus quatiuntur, irrident, vel miserantur (illud ol) philosophici animi generositatem, boc propter humanitatem et commiserationem) : ipsi autem turpe esse statuunt, res graves et acerbas, cum absunt, contemnere, ac ne graves quidem illas existimare, cum autem adsunt, succumbere, perinde scilicet atque esc non fluxœ, sed firmœ ac stabiles sint; atque extra tempus quidem philosophait, cum autem opus est, philosophie expertes apparere : quemadmodum si quis atbletarum omnium prasstantissimum se esse censeret, ne in arenam quidem descende^; aut probum et nobilem gubernatorem, in tranquillitate quidem artem suam magnifice jactans, coorta autem tempestate gubernacula de manibus ponens. (S. Greg. Naz. Orat. 26, t. F, c. vin et ix, p. 1238-1239.)

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En rursum familiaribus verbis îlloa ad sublimium reruxn contemplationem erigit. Nam cum cibum <li\it, nihil aliud quam futuram hominum salutem declai vit ; ager rursum et messis boc Ipsum significant, animarum aempe multitudinem ad praedicantes i ■•. piendos paratam. I teulos autem hic dicit el mentis el corporis : nain videbanl Samaritanorum turbam \cûientem : illorum vero promptam voluntatem regii nés allias appellat. Quemadmodum enim spicae, cum albœ -uni. janiad messem sunt paratae : sic et isti ad salutemjam sunt parati el idonei. El cur non clare dixit, illos ad credendum accedere, et paratos ad verbum suscipiendum esse, à Prophetis jam institutos, et fructum reddituros; sed regionem el messem ipsos appellavit? Quid sibi volunl hœ figurae? Neque enim hic tantum, sed etiam per totum Evangelium Id agit : et Prophetœ quoque eo ipso utuntur more, et metaphorice multa dicunt. Quanam ergo de causa? Neque enim temere Spiritus gratis sic instituit. Sed cur tandem? Duabus de causis : primo, ut major dictorum emphasis esset,et< i inconspectu ponerentur. Mens enim imaginem rébus consonam assecuta, magis < icitatur, ac 1 3 quasi depictas videns, ab illis magis abripitur. H»c prior est eau- « : secundo ut narratio sit suavior, et dictorum memoria magis perseveret, Neque enim ita

sententia accipitur, aeque ita suadel auditoribus multis, ut aarratio per ces ips is, quarum experimentuin habemus. Quod in parabola sapieatissime tractatura videre est. (S. Ghrysost. in Joan., hom. 34, n" 2, t. VIII, p. 226-227.)

TABLE DES MATIÈRES

Le travail du symbolisme annoncé dans le Christ de la Tradition* — Qu'est-ce que le symbolisme? C'est dans une

limite déterminée, la science des rapports, qui unissent Dieu et la Création, le monde naturel et surnaturel ; c'est la science des harmonies qui existent entre les différentes parties de l'univers. — Beau passage de Tonnelle sur ce sujet : cependant cet auteur ne semble pas avoir assez compris les raisons du symbolisme, ou du moins, il ne croit pas qu'on puisse les expliquer. — Division dr l'ouvrage sur le symbolisme 1-9

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