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CHAPITRE II

Ml.Mi: RAÏSOfl DU SYMBOLISME.

La Création composée d'une série d'êtres qui se succèdent dans un ordre admirable, dans une progression cendanie, ci avec une gradation parfaitement nuaao

— Parmi les natures intelligentes, il en est qui reçoivent

i\)i l iBLE DES MATIÈRES.

la vérité sous une forme pure et tout à l'ait immatérielle. Mais Tâiiie de l'homme, dit saint Thomas, est au dernier rang des substances intelleetives : elle est unie à un corps, elle est destinée à recevoir ici-bas la vérité sous forme d'images : les objets sensibles sont pour elle ordinairement le point de départ de la connaissance. — Telle est la théorie de saint Thomas, qui, bien exposée, nous semble la seule vraie 43-45

Textes du Docteur angélique, qui font connaître sa pensée 4&-47

Toutefois, saint Thomas n'a rien de commun avec les erreurs de Locke et de Condillac; il s'est arrêté au point où l'adage aristotélicien, nihil est in intellectu, quod non prius fuerit in sensu, cesse d'être une vérité. Il admet parfaitement la région des principes immatériels, et la présence de la lumière éternelle, vivant dans l'âme, l'accompagnant partout, et présidant à tous ses actes intellectuels.

— Textes qui l'établissent très-clairement 48-54

La doctrine de saint Thomas, comme toujours, suit la

ligne du milieu, et ce prince de la théologie a vérifié à l'avance la maxime de Leibnitz : « pour bien raisonner sur la formation de nos idées, il faut unir Aristote et

Platon. » 54 56

Les plus graves auteurs soutiennent la même doctrine,

— Saint Denis l'Aréopagite, saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse, saint Basile, saint Augustin, saint Jean Damascène, Richard de Saint- Victor, saint Bonaventure,Bossuet, Plotin, Tonnelle, Leibnitz. — Note sur le P. Thomassin, il est plus péripatéticien qu'il ne semble le croire 57-73

TABLE DES M m ÈRES. 29 3

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