LIVRE PREMIER, CHAPITRE
la restriction de l'ange de l'école. Noua ne voyons pieu de plus beau, de plus Bage, de plus spiritualiste. Ce u'esl point de l'idéologie en désaccord avec notre constitution : ce sont des maximes pleines de e e1 de vérité, on tous les éléments de la nature humaine sont coordonnés ensemble, où chacun es1 maintenu ;" sa place, et concourt, dans un ordre hiérarchique, an sublime phénomène de la p< ru Nous croyons <[ini les autr< mes de philosophie
tombent dans les Inconvénients ignale Pascal : ils font l'ange ou la bête, et n l'homme n'est ni ange ni bête l. » — Le sensualisme nous conduit à l'animalité, et l'idéologie trop abstraite (,-t exp 3e perdre
dans les nuages; pour vouloir faire l'ange trop tôt, elle londitions actuelles de l'humanité, elle devient semblable à ces nébuleuses, où souvent les meilleurs instruments d'optique ne distinguent rien le vide el le brouillard Selon la doctrine de saint Thomas, l'acte principal de l'intellig< 'accomplit dan- la a des principes Intellectuels, mais <«i « i ui le prépare, ce qui en est l<i préambule, pr i/a,
la condition extérieure, la «musc occasionnelle, est dans le monde sensible, quodammodo m mb.
Nous croyons av< etan que i ette dernière peng
i Plaçai, p. 64, éd. Didot,
56 il. SYMBOLISME.
de saint Thomas esl une expression divine, une parole d'or, qui résout en les harmonisanl l< - deux termes de la question, divina vox notanda csi. quod phantasma magis materiacausœ, quam causa sit l.
Il nous semble qu'ici, comme presque toujours, saint Thomas a parfaitemenl combiné ensemble La philosophie d'Aristote et cellede Platon, en ce qu'elles ont d'élevé et de conforme à la nature humaine. Jl a ainsi vérifié à l'avance la parole de Leibnitz : « Je pense que pour bien raisonner sur la formation de nos idéi -. il faut unir Aristote et Platon, Platonem Arisloteli utiliter conjungendum censeo ad recte philosophant dum 2. »
Comme nous touchons en ce moment à une matière très-importante pour notre sujet, et qui n'a pas toujours été convenablement comprise, établissons par quelques citations claires et précises que saint Thomas est d'accord avec les écrivains les plus spiritualistes.
•t. Cajetan in lam p. q. S4, art. G.
2. Epist. ad II anschium , p, 446, éd. Berlin, 1840. — Il s'agit précisément du système de Locke dans le passage de Leibnitz.