Leibnitz, Nouveaux Essais, 1. II, p. 223, éd. Berlin
3. « Leibnitz a écrit contre Locke un ouvrage sur le même plan et sous le même titre que celui de son adversaire, divisé en autant de livres et en autant de chapitres, dans lequel il le suitpied à pied, de principe en principe, de conséquences en conséquences. Il se garde bien de nier l'intervention nécessaire de la sensibilité ; il ne détruit pas l'axiome : Il n'y a rien dans l'intelligence qui n'y soit venu par les sens ; mais il fait cette réserve : Oui, mais excepté l'intelligence. La réserve est immense en effet, si l'intelligence ne vient pas des sens, elle est donc une faculté originale; cette faculté originale a donc un développement qui lui est propre et engendre des notions qui lui appartiennent, et qui, ajoutées à celles qui naissent de l'exercice simultané de la sensibilité, complètent et constituent le domaine entier delà connaissance humaine. » (M. Cousin. Hist. de laphil. au xvmc siècle, t. 1, 12e leçon, p. 431 -432.)