‹ Le SymbolismeChapitre 48 sur 175 · LIVRE PREMIER, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAPITRE III

u L'ànn' est m un sens toute chose, (lit Tlmmassin ; elle contient le- choses supérieures plus ohstiiriiiiciiL el Les inférieures d'une manière plus Lumineuse, et ainsi elle ((11111.111 tout, en se réveillant elle-même, ou bien en réveillant ce qui existe eu elle à L'état de semepees * : ex eu uno quod anima omnia quodammodo sit} superiora obs<urius, inferiora lucidius : ideoque cognoscat omnui, per m\ ipsius vcl quasi seminum inse latentium txcitationem 2. — L'âme doit être en quelque manière toute chose. ..elle voit par les forces substantielles el intimes de sa nature, qui

SOnt (Acitccs et iv\eillrr> par la plésCllCC (les objets

per intimas et substantielles untune ipsarum {animarum) vires, ad Iretum prœsentiam excitataset reviviscentes \ »

L'âme a doue en elle-même Les formes idéales «le La création inférieure ■ ; el quand un objet sensible \icnt la frapper, e'est comme le son d'une cloche argentine qui réveille ces tonne- immatérielles, et Les

1. V. saint Thomas, 1. p. q. 60, ait. I,q. 81, art. i, ad Sam.

-2. Thomassin, De Deo, 1. V, e. vu, n° S, t. ï, p. -27!.

:;. lbid., 1. VI, eu, n" '2, p. "11.

\ Les philosophes allemands, dit madame de Staël, pensent « que l'univers SSl tut sur le modèle de raine, humaine. » (Allemag. S, p. I, x. — « J'ai toujours pensé, dit madame Suetcliinc, que de la nuine manière que l'homme avait été fut a L'image de Dieu, la nature de son côté avait été crééekl'iin l'homme. » (Lettres, t. M, p. lit»)

met naturellement en rapport avec les formes visibles : car elles onl entre elles un*' affectueuse syctiP patine, illi quod invisibile intus ipse (animus) habci. amicâ quâdam simililudine respondenles, eas (imagines) secundum approbntlonem et affectum inveniens . comme dit Hugues de Saint-Victor '.

Ainsi se trouve relié d'une manière admirable le monde des sens et le monde des âmes : il y a entre eux un pont mystérieux qui a son point d'appui des deux côtés, et qui conduit aux deux rives. Rien ne nous semble plus beau que cette théorie; elle explique tout, d'une manière aussi complète que nous pouvons le désirer sur la terre2. — Elle repose elle-même sur

1. « Toutes les écoles philosophiques du moyen âge professaient un réalisme universel dans ce sens, que toutes considéraient les idées de l'esprit comme l'exacte représentation du monde extérieur, précisément comme un miroir représente très-fidèlement les objets placés devant lui. Les réalistes pensaient que les objets des sens étaient l'image de l'universel, les nominalistes que c'était l'image du particulier, mais ils s'accordaient les uns et les autres à regarder l'objet externe comme la source de l'idée. » (Dalgairns, la Sainte Communion, t. I, p. GO-fil, traduct.

2. Ne pourrions -nous pas appliquer aux objets sensibles, ce que Boèce dit de l'enseignement extérieur : « la semence du vrai demeure au fond de l'âme, le vent de la doctrine l'excite. »

Haeret profecto semen introrsùm veri Quod excitatur ventilante doctrinâ.

(De Consol. philos., 1. III, p. 776, éd. Mignc.)

Et les formes idéales dont nous venons de parler ne conslituent-elles

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