‹ Le SymbolismeChapitre 55 sur 175 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

«Ce monde, dit Platon, n'est qu'une image d'un exemplaire divin1.») — «Ainsi, dit le P. Thomassin

en commentant ce texte et plusieurs autres, les natures visibles ne sont pas proprement ce qu'elles semblent être, parce que ce ne sont que des copies changeantes et superficielles des perfections, des beautés et des vérités qui sont dans les originaux divins. Elles ont la ressemblance de ces originaux, mais elles n'en ont pas la vérité, car ce sont comme des images qui descendent de la Vérité éternelle dans la matière, ne font qu'y entrer et en sortir pour faire place à d'autres, et composer par leur course fugitive ce monde périssable où tout se fait et rien n'est, et où chaque chose s'engendre de la perte d'une autre pour périr bientôt elle-même de la même manière. Omnis enim natura fictioni subjecta est, agitataque ab ingredientibus quodammodo figurata, aliàs aliter se habere videtur. Quœ vtro ingrediuntur et exeunt, verè ac semper

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