‹ Le SymbolismeChapitre 58 sur 175 · LIVRE II, CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE PREMIER

\it el palpite au sein du monde phénoménal. Sous chaque forme passagère, en «lia. [ne être fugitif, reluit l'exemplaire éternel; et, comme Dieu se contemple en soi, dans les idées qui le manifestenl à ses propres regards, selon tout ce qu'il est, l'homme le contemple dans ces mêmes idées réalisées extérieurement *. »

M. de Huniboldt reconnaît dans la nature des forces dont nous n'avons actuellement aucune idée : « L'esprit humain, peu satisfait du présent, éprouve une sorte de malaise, en cédant an désir énergique qui le pousse incessamment vers les régions de la science encore inexplorées. Ces aspirations de notre âme nouent plus fortement le lien qui unit le monde sensible au monde idéal en vertu i\<^ lois suprêmes de l'intelligence ; elles vivifient cette relation mystérieuse entre les impressions «que l'âme reçoit du monde extérieur, et ce qu'elle tire elle-même des profondeurs de son être 2. »

(i L'univers, dit Schiller, est une pensée de Dieu. Cette conception idéale de l'esprit étant passée dans

la réalité, et l'enfantement du monde ayant accompli le plan tracé par le Créateur (permets-moi cette image tout humaine), la mission de tous les êtres

t. E$q. de philos., par Lamennais, l. VIII, c. n, p. no, 1 H.

Page 1