‹ Le SymbolismeChapitre 75 sur 175 · LIVRE IL CHAPITRE II. I · texte numérisé non relu

LIVRE IL CHAPITRE II. I

à sa place; les preuves, les témoins de la vérité sont partout, mais hiérarchiquement disposés, car la hiérarchie, soit dit en passant, est notion fondamentale; si bien que les formes <lc la matière se rapportent aui formes du cœurel de l'esprit, base de toute poésie, que tout ce qui s'exécute en grand se répète en petit, que partout la même lumière nous apparaît depuis son principe jusqu'à sa dégradation infinie, tout comme la vision presque béatifique des saints qui sont encore sur la terre, est la plus haute puissance, ici-bas. de cette même grâce dans les basses régions *h' la simple attribution. »

a La nature, dans tous les ordres, dans toutes les notions, conduit à Dieu, en ce qu'elle s'y rapport»' comme démonstration de sa sagesse et de sa puissance; l'Ame humaine a une autre série d'épreuves plus élevées.., // en résulte que de chaque point de cet univers on peut s'élever aux plus sublimes hauteurs de la vérité; tous ceux que la révélation a mis dans son sein peuvent en descendre par abstraction et y remonter : pour cela, toutes les routes -ont tracées, et elles ne diffèrent entre elles que par la distance. Chacun (\r nous, se plaçant à un de ces points pli>>iqucs nu moraux, pçul avec sécurité s'élever au centre divin, et c'est peutêtre ainsi que chaque objet, chaque notion qui frappe et féconde l'intelligence, est Dieu en ce qu'il y conduit.

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Ce qu'il y a de certain, c'est que tout n'est fait q pour Lui •. non- et lui-même1, u a J'aime el j'estime beaucoup les analogies ;j'j vois

comme un écho divin, comme un frappant parallélii dont Dieu se sert pour corroborer et confirmer la vél à Vaide des langages variés el infinis dont il à pose 2. »

« Le monde est l'œuvre d'une seule pensée ; ses éléments divers traduisent une conception unique . laquelle se rapportent toutes ses lois. Dans sa forme, ses sons, ses couleurs, le monde sensible sert à peindre le monde intérieur, ses mouvements et ses passions. C'est à la fois la source des arts, le principe par excellence de toute poésie3!"»

Ailleurs, elle donne un exemple du symbolisme, tel qu'elle l'entendait, lorsqu'elle dit : « Montrer Dieu partout, le faire descendre dans l'œuvre de la création, en lui donnant la nature pour interprète, c'est là un panthéisme orthodoxe et chrétien \..» Puis elle ajoute plus loin : « Le peuplier est l'image du chrétien; sou tronc dépouillé est sans défense contre les éléments, et ses racines, légèrement recourbées sous le gazon.

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