CHAPITRE IV
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Considérations etiologiques | “C{SER
La question de l'origine du coryza spasmodique a été le point de départ de théories pathogéniques multiples. Nous les résumerons brièvement dans ce chapitre, en faisant remarquer que c’est la théorie de choc qui, par les faits cliniques et expérimentaux j qu'elle apporte, par la variété des facteurs qu'elle met en cause, semble passer au premier plan.
Nous envisagerons deux grandes catégorie s de faits :
Causes d'ordre local. CE
Causes d'ordre général.
4° Causes locales. — 11 était logique de chercher L; tout d'abord une cause nasale à des phénomènes y dont la symptomatologie se localise aux fosses nasales.
| Quels sont les renseignements fournis par l'examen
du nez?
Pendant la crise. — Le spéculum montre une muqueuse rouge, gonflée au point d’obstruer complètement les fosses nasales en venant s'appliquer au contact de la cloison. Ces phénomènes de vaso-dilatation intense prédominent au niveau des cornets inférieurs.
Dans l'intervalle des crises. — Tout rentre dans l'ordre. « Il ne reste aucune trace de l'orage qui vient de passer ». C'est alors que l'on peut constater souvent des déformations nasales que certains auteurs rendaient responsables et d'après eux étaient la cause provocatrice des crises. Nous verrons plus loin, en essayant d'établir une pathogénie du corvza spasmodique, l'importance que l’on doit, il nous semble, laisser à ces malformations. Elles sont nombreuses: Déviation de la cloison, souvent déviation haute, éperons et crètes, hypertrophie des cornets. j
Depuis longtemps on avait remarqué que le Traitement local du nez agissait très favorablement sur l'évolution des crises. En rétablissant une perméabilité nasale normale, en supprimant les crètes de cloison, en redressant un septum dévié, ou en reséquant des portions dégénérées de cornet inférieur, on améliorait très nettement le sort des malades,
Si à la longue chez les vieux hydrorrhéiques se produit une transformalion pseudo-myxomateuse diffuse avec formations de polypes, on ne saurait évidemment attribuer à ces lésions de dégénéres-
cence une importance quelconque dans la genèse des accidents, si ce n'est que bien souvent elles les entretiennent:; mais on ne saurait dire des lésions nasales primitives qu'elles ne jouent aucun rôle dans l'étiologie du coryza spasmodique et nous ferons remarquer que si elles seules ne peuvent souvent provoquer le déclenchement des crises, il y a autre chose dans l’amélioration qu'apporte leur disparition qu’un simple rétablissement d’une perméabilité nasale qu’elles rendaient défectueuse.
2e Causes d'ordre général. — Rappelons qu'en 1913 Marcel Lermovez avait attiré l'attention sur certaines crises de coryza spasmodique au cours des insuffisances rénales ou l'importance de l'hydrorrhée lui avait fait considérer le nez comme un « Emonctoire ».
Les travaux de Flurin sur cette question, montrèrent que l’hvdrorrhée nasale peut être en certains cas une voie d'élimination des chlorures au cours des néphrites chroniques.
Les troubles endocriniens. — Le rôle de ces troubies s'est affirmé comme des plus importants dans l'éclosion du coryza spasmodique et les observations sont nombreuses qu? montrent le parallélisme existant entre un dysfonctionnement endocrinien et les crises nasales qui nous occupent,
Les observations qu’apportent à ce sujet MM. Léopold Levi et H. de Rothschild, sont des plus intéressantes. Dans des cas d’hyperthyroïdie, ou dysthyroïdie, le traitement opothérapique a donné des guérisons. Moreaux, de Nancy, a publié des cas dans lesquels les crises hydrorrhéiques étaient en rapport net avec les fonctions menstruelles (amenorrhée) et disparurent en même temps que redevenait normale la fonction ovarienne par un traitement approprié. Les phénomènes de choc que l’on rapporte coïneidant avec les accidents cataméniaux, sont légions. Telle femme sujette à des crises de rhinorrhée spasmodique, verra ses troubles disparaître complètement au cours de ses grossesses; et c'est souvent à chaque époque menstruelle et jamais dans les périodes intercalaires, que se produisent les crises.
Widal, Abrami, de Gennes, montrèrent que ces troubles glandulaires agissent en provoquant ou en entretenant chez le malade la diathèse colloïdoclasique, l'aptitude morbide au choc et ceci nous amène à rapprocher les troubles endocriniens de la catégorie de faits dont il nous reste à parler maintenant et qui sont les phénomènes de choc.
Phénomènes de choc. — Ceux-ci comprennent les causes provocatrices les plus variées et J. Lermoyez les classe de la façon suivante:
Coryza spasmodique par inhalation;
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Coryza spasmodique par ingestion ;
Coryza spasmodique par injection; * Coryza spasmodique a frigore ;
Coryza spasmodique de causes multiples.
Dans le coryza par inhalation, toutes les odeurs d'animaux ont pu être incriminées ; les poudres végétales : poudre de riz, poudre d'iris, poudre d'ipéca ; les substances cristalloïdes, le novarsenic en particulier.
Dans les phénomènes de choc par ingestion, l’auteur range les albumines alimentaires, les substances cristalloïdes, médicamenteuses: antipyrine, aspirine. Les injections sous-cutanées de sérum, les injections intraveineuses de novarsénobenzol.
Mais c’est le coryza « a frigore » qui semble être celui’ que l’on rencontre le plus souvent. C'est la grande cause qu'invoquent les malades, c’est la seule souvent, qu'un examen attentif et un interrogatoire minutieux peuvent seuls mettre à la base des accidents.
La preuve est faite qu'un refroidissement brusque produit dans l'organisme des modifications humorales de choc; et les malades nous apprennent que c'est surtout le matin, au saut du lit, la nuit quand ils se découvrent, dans la journée quand ils passent d'une pièce chauffée à une pièce froide, qu'éclatent les crises.
Il existe également toute une catégorie de sujets
sensibilisée aux causes provocatrices les plus nombreuses et chez qui à la fois l'ingestion, l’inhalation, le froid par exemple, provoquent des accès de coryza: spasmodique; chez certains malades également alternent des poussées urticariennes, des crises d’asthme, des migraines.
La recherche de la crise hemoclasique initiale.
La Cuti réaction.
La thérapeutique anticlasique, sont les trois critères qui apportent la preuve indéniable d'un choe colloïdoclasique à la base de ces accidents.
Ce rapide exposé des facteurs étiologiques suffit à montrer leur très grande variété. Si les phénomènes de choc retiennent à eux la plupart de ces causes et tendent à unifier cette question d'étiologie, nous essayerons maintenant de montrer que l’on peut unifier également la question quant à sa pathogénie, par les données que nous fournit l'étude de l’état vagosympathique dans cette affection.