CHAPITRE V
Considérations pathogéniques
Nous réunissons dans ce chapitre les données qui nous permettent de rapporter au ganglion sphénopalatin ou mieux au système sphéno-palatin l’origine des troubles que nous venons d'étudier.
Si la crise hemoclasique initiale, la cuti-réaction, le traitement anticlasique, constituent les critères de la théorie de choc; ici ce sont l'étude du reflexe nasofacial, l'épreuve du traitement qui nous serviront de tests d'épreuve dans le domaine qui nous occupe.
Indépendamment de ces deux critères, des arguments en faveur de notre manière de voir nous sont fournis par ce que nous savons de l'anatomie et de la physiologie du groupement sympathique, par ce que nous apprennent également les troubles ou les lésions locales rencontrées chez les malades.
1° Les données anatomo-physiologiques. — Tout d'abord, la situation même du ganglion.
Séparé seulement de la fosse nasale par la mince barrière muqueuse qui ferme le trou. sphéno-palatin,
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presque au contact de la face interne de cette muqueuse, il est facilement accessible aux irritations variées venant du milieu extérieur. Si même l'action de ces causes irritantes ne porte pas sur le ion lui-même, elle atteint la pituitaire dont l'épithelium fragile couvre une trame nerveuse, riche en rameaux ganglionnaires efTérents et afférents. Laissant de côté les causes d'ordre général capables d'amener une perturbation dans le groupement de Meckel, ce dernier peut être sensibilité de longue date, rendu plus vulnérable par des sinusités latentes dont Ramadier a montré toute l'importance et le retentissement sur le système sphéno-palatin. C’est dans cet ordre d'idées
également (irritation ganglionnaire locale), qu'in-
terviennent les corps étrangers et les malformations nasales jouant en somme le même rôle. .
Worms a relaté les troubles de la pituitaire dans
les lésions irritatives et destructrices du trijumeau;
l'observation qu'il rapporte d'un blessé chez qui un éclat d'obus logé dans le cornet moyen fit apparaître un Coryza spasmodique typique unilatéral, nous offre une preuve des actions irritatives locales.
Les conclusions que donne cet auteur à la suite de l'observation publiée avec Reverchon d'un syndrome sphéno-palatin consécutif à une blessure de la région pterygo-maxillaire, sont qu'une irritation ganglionnaire serait susceptible de donner lieu à un syndrome d'excilation (coryza-névralgies) des lésions de des-
e dé
truction à un syndrome atrophique dont le type est le cas de rhinite ozeneuse qu'il rapporte.
La liste serait longue des observations de coryza spasmodique guéri ou amélioré à la suite d'interventions faites sur le nez. Il y a 25 ans, Garel terminait son étude sur le coryza spasmodique en écrivant: « Le traitement chirurgical qui a pour but de supprimer les zones sensibles de la pituitaire est le seul qui donne des résultats positifs et certains ». Il préconisait la cautérisation ignée ou chimique de la muqueuse nasale.
Mais le traitement chirurgical dont nous voulons parler ici, est celui qui a pour but la correction de malformations nasales jouant le rôle d’épines irritatives. Dans l'observation VIII que nous rapportons et qui est celle d’une malade du docteur Halphen, l'épine irritative était un éperon embrochant la partie postérieure du cornet moyen. Les observations de malformations nasales au cours du C. $S. sont courantes. Canuyt fait remarquer que c'est souvent la queue hypertrophiée, muriforme du cornet moyen qui vient au contact du trou sphéno-palatin. D'où l'importance de pratiquer toujours la rhinoscopie postérieure et la pharyngoscppie chez les malades atteints de coryza spasmodique.,
En faveur de cette manière de voir, l'unilatéralité des sypmiômes apporte encore une preuve de l'irritation ganglionnaire locale, Une sensibilisation ana-
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