‹ Le Sympathique dans ses rapports avec le coryza spasmodiqueChapitre 27 sur 27 · UT : PAS · texte numérisé non relu

UT : PAS

LEFT, 27" n de

* En dehors de la valeur de cette épreuve comme test 3 é diagnostic, en faisant cesser immédiatement les trou-

bles sensitifs et vaso-moteurs, elle sera’le premier temps, d'une anésthésie qui permettra de porter le

F3 liquide réellement modificateur sur le point d'élection. La solution employée le plus fréquemment est IA le mélange anesthésique dit de Bonain:

46 Phénol cristallisé 2 Menthol aàtgr.

EE: Chlorydrate de cocaïne 5e f C'est lui que nous employons presque toujours et re qui nous semble avoir donné les meilleurs résultats. ah a Les autres liquides préconisés sont les suivants: À à Nitrate d'argont.....,...:4: 1 gr.

VA D 1. SRE ne à 100 ce.

8 Canuyt emploie la solution au 1/10® et lui donne sa préférence au liquide de Bonain. À Êr de Le Formol est employé dans la proportion de 1/100 ei Formol du codex à 40 %... 0.50 à 1 gr.

ne. Eau Gin: 100 ce.

De ou 249 PRAROI à et) Aer Ses 0.50 egr AR EH PRESSE Rss eponnets 0.10 cgr. } TE lodure de polassium........ . 0.20 cer.

Glyoérinp ékenssocsé COR Q. S. 100 ec.

2e On a employé également l'Argyrol, le Collargol, Re l'Acide lactique, l'Acide chromique.

2° Les injections modificatrices. — Elles constituent la méthode de choix.

Pour atteindre le ganglion sphéno-palatin, la seule voie pratique est la voie endonasale en passant à travers le trou sphéno-palatin. Formé par l’écartement des apophyses antérieure ou orbitaire, postérieure ou sphénoïdale de la lame verticale du palatin, limité en haut par la face inférieure du sphénoïde. Cet orifice, allongé dans le sens vertical, a une largeur d’environ » millimètres et est situé à 10 ou 12 millimètres en arrière de la queue du cornet moyen. Souvent l'extrémité postérieure de l'insertion osseuse du cornet moyen déborde la partie inférieure du trou sphéno-palatin, parfois divisr en deux orifices égaux. On sait que le ganglion est situé toujours en regard du trou sphénopalatin, tantôt distant de 4 à G millimètres, tantôt à son contact. | d

Deux techniques sont employées pour injecter le ganglion S. P.:

La voie oblique;

La voie perpendiculaire,

Voie oblique. — C'est celle que préconise Sluder. Canuyt, qui l'emploie de préférence à la méthode perpendiculaire, lui donne le nom de directe.

On se sert d'une longue aiguille droite et forte, que l'on conduit sous l'extrémité postérieure du cornet moyen, contre l'insertion osseuse,

La pointe étant placée immédiatement en arrière de la queue de ce cornet, on perfore la paroi en faisant pression en haut, en arrière et un peu en dehors.

« La manœuvre rappelle tout à fait la ponction du sinus maxillaire, avec la différence qu'elle est pratiquée plus profondément au niveau du trou sphénopalatin. »

On injecte alors 1 ce. d'alcool à 90 degrés ou une solution forte de cocaïne à 4 %.

Voie perpendiculaire. — Cette technique, bien décrite par Ramadier, comporte l'emploi d’une aiguille longue de 8 à 10 centimètres, renforcée à sa base, d'un calibre extérieur de 8/10®% millimètre environ, à son extrémité distale. Elle porte deux courbures : une à angle droit, à 7 millimètres de sa pointe, une autre formant un angle obtus ouvert en sens opposé au précédent, au niveau du talon.

L'intervention se fait de la façon suivante:

Badigeonnage de toute la fosse nasale à la cocaïne adrénaline, Mise en place du spéculum d’Hautant, qui enfoncé profondément, refoule en dehors le cornet inférieur et donne le maximum de jour. On cherche alors le repère principal de l'intervention: l'arc supérieur de l'orifice choanal, repli arciforme qui se confond en dedans avec le bord postérieur du septum et se perd en dehors sur la paroi latérale.

On reconnait le sommet de cet are et on porte sur

RE à à

lui la pointe de l'aiguille dirigée en haut; en faisant tourner l'aiguille d'un quart de tour et en la ramenant à soi, toute sa partie coudée à angle droit disparaît derrière le cornet moyen. Un effort de pression en dehors fait pénétrer cette partie dans l’arrière-fond de la fosse pterygo maxillaire, en traversant la fibromuqueuse qui recouvre le trou sphéno-palatin.

On pousse alors l'injection.

Ramadier trouve à cette méthode, comparativement à la précédente, les avantages suivants: 1° de ne pas

traverser une paroi osseuse d’une résistance parfois

supérieure à celle de l'aiguille; 2° de mieux situer la pointe de l'aiguille, n’ayant pas à repérer l'extrémité postérieure du cornet moyen; 3° de ne pas courir le risque de pénétrer dans le meat supérieur, quand celui-ci est profondément creusé.

Par ailleurs, les deux méthodes, oblique ou perpendiculaire, ne présentent pas de danger.

En piquant trop en avant, on pénétrerait dans le sinus maxillaire; trop en arrière, en employant la voie directe dans le sinus sphénoïdal, trop bas dans la loge du ganglion, mais au-dessous de lui, trop haut dans une cellule ethmoïdale postérieure. La seule blessure vasculaire que l’on puisse envisager, serait celle de l'artère sphéno-palatine, qui émerge à la partie inférieure du trou $. P. Aucun accident de cet ordre n'est signalé et la conduite à tenir serait de tamponner ce rameau contre la paroi du sphénoïde.

TH + de

Résultats. — En général, les attouchements modificateurs, réserve faite de ceux pratiqués à la cocaïne, et les injections modificatrices, sont suivis de douleurs dans le domaine du système S. P. durant un temps variable : de quelques heures à trois jours. Parfois, au bout d'un quart d'heure, tout rentre dans l'ordre et le patient s’en va soulagé.

Sur les observations que nous donnons, les attouchements modificateurs déclenchèrent dans cinq cas, soit une crise de coryza spasmodique typique ,avec syndrome vaso-moteur et secrétoire, soit un état nauséeux avec syncopés, sensation de refroidissement ou sudation profuse, soit des céphalées.

La réaction la plus longue que nous ayons observé, est celle de l'observation VIII ou la malade présenta des crises de coryza spasmodique qui durèrent quinze jours et furent du reste suivies d’une amélioration complète,

D'ordinaire, à une réaction légère: douleurs, éternuements, larmoiment, hémicongestion de la face, fait place une sensation de bien-être, l'espacement ou la cessation complète des crises.

L'amélioration qui succède aux attouchements modificateurs a une durée très variable.

Dans les cas légers, les crises cèdent à une seule application de liquide de Bonain, pour reparaître progressivement après deux ou trois mois et nécessiler un traitement que l'on peut qualifier de conso-

Cd

Te

lidateur . Dans d'autres cas, après une période d'accalmie de courte durée, les crises reprennent avec toute leur intensité première et si un second ou troisième attouchement modificateur n'amenait aucune

amélioration, le mieux est de recourir aux injections modificatrices. De même qu'il existe toute une gamme dans l'intensité des manifestations cliniques de coryza spasmodique, de même existe toute une gamme de sensibilité vis-à-vis du traitement. Les troubles névralgiques cèdent en général les premiers, les troubles vaso-moteurs et sécrétoires semblent un peu plus longs à disparaître. L'amélioration apportée par un seul badigeonnage se prolonge parfois d’une façon suffisante pour constituer presque une guérison. Nous avons signalé chez ces malades la réapparition du réflexe naso-facial, en même temps que les phénomènes de coryza spasmodique, après une première anesthésie au liquide modificateur.

Jusqu'ici les cas publiés sont fort encourageants et cette méthode thérapeutique, dernière née de celles proposées jusqu'alors, a pour elle d’être d’application facile et logique, puisque agissant directement sur le centre sympathique nasal, que l'on soit en présence de troubles d'origine locale où anaphylactique, son résullat est le blocage du carrefour sphéno-palatin, centre d’extériorisation du syndrome.

si :

CONCLUSIONS e ta) ES I. — Le coryza spasmodique est un syndrome vaso- pes moteur, sensitif et secrétoire, placé sous la dépen- A LE dance du système sympathique nasal: le ganglion 2) sphéno-palatin et ses racines. à j = Le II. — Sa cause semble pouvoir être rapportée à un F trouble fonctionnel du ganglion sphéno-palatin ayant 7 un point de départ soit local (épine irritative nasa- LL: le), soit général (déséquilibre vago-sympathique) AA conditionné lui-même par des phénomènes de choc Fe ou des troubles endocriniens. “ IT, — Cette opinion s'appuie sur des arguments | 4

anatomiques, physiologiques et cliniques.

IV. — Le traitement, qui consistera dans l’anes- 4 : thésie du système sphéno-palatin a l’aide de badigeonnages cocaïnés ou par des injections d'alcool, LA nous paraît un traitement rationnel et de fait les résultats obtenus par cette méthode thérapeutique

semblent confirmer notre conception pe du coryza spasmodique.

Vu: le président de la den GUILLAIN

Vu: le Doyen, L a | "SS ROGER | Vu et permis d'imprimer :

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