‹ Le Sympathique dans ses rapports avec le coryza spasmodiqueChapitre 7 sur 27 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours d'une année passée à l'hôpital Saint- Louis, dans le service de M. le Professeur agrégé Lemaître, nous avons eu l’occasion d'examiner un certain nombre de malades atteints de coryza spasmodique. Nous donnons ici le résumé clinique de XIV observations qui nous ont permis, sur les conseils de M. le Docteur Halphen,oto-rhino-laryngologiste des hôpitaux, de rechercher la fréquence des rapports existant entre le vago-sympäthique et la rhinorrhée spasmodique.

. Rappelons, en quelques lignes, comment fut envisagée durant ces dernières années, la question de l’origine du corysa spasmodique.

C'est à SLUDER que revient le mérite d’avoir attiré l'attention , il y a quelques années, sur le ganglion sphéno-Palatin et le rôle qu'il pouvait jouer dans l'origine d'un certain nombre de troubles d'ordre névralgiques, vaso-moteurs et secrétoires.

Dans son livre intitulé « Concerning Some Headaches and Eye desorders of Nasql origin », il donne lo description de ce qu'il nomme « Syndrome du Ganglion Sphéno-Palatin ».

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Sans entrer dans le détail de cette description et laissant de côté l'élément névralgique, les troubles vaso-moteurs et secrétoires de ce syndrome sont ceux que l'on rencontre dans l'affection si répandue qu'est

. le Coryza spasmodique.

On sait que ces troubles nasaux caractérisés par des éternuements de l’obstruction nasale avec Rhinorrhée profuse et phénomène oculaires, longtemps séparés dans leurs deux formes de Coryza Spasmodique ou rhume des foins, et de Corysa Spasmodique apérodique, furent réunis dans leur identité par Ga- REL et par MoLinIÉ dans sa thèse de 1894. Depuis la découverte de l’anaphylaxie par Ch. RICHET, les travaux du Professeur Widal et de ses collaborateurs, montrèrent que dans ses différentes variétés le coryza spasmodique relevait du processus physique de choc. Tout récemment, le Docteur J. LERMOYEZz, dans sa

thèse de 1924 montra, par des critères précis, que le

coryza spasmodique apériodique, comme le coryza spasmodique périodique, sont la même manifestation clinique d'un choc qui est lui-même la traduction d'un véritable déséquilibre organique. Que ce déséquilibre soit à point de départ anaphylactique ou idiosynerasique, considérant que ces deux sortes de phénomènes sont l'expression d'une même tendence humorale de eertains sujets, WipaL qualifie ce déséquilibre du nom de diathèse colloïdo-classique ; c'est-à-dire l'aptitude morbide à réagir par des chocs

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aux influencéSïes plus diverses. Mais cette tendance spéciale, cette aptitude à réagir par le choc à l’action d’un antigène que l'on sait varié à l'infini, pourquoi n'est-elle que le triste apanage d’un petit nombre? Pourquoi chez les uns va-t-elle se manifester par une poussée urticarienne, par une migraine, chez les autres par un accès d'asthme, une crise de coryza spasmodique ?

C'est ici qu'un dysfonctionnement endocrinien a pu être à juste titre incriminé.

L'étroite relation qui unit les glandes à sécrétion

interne au système sympathique permet de considérer le problème comme posé par ces deux ordres de facteurs: facteur endocrinien d’une part, facteur vago-sympathique d'autre part; ce dernier paraissant l'emporter par sa fréquence sur le premier. TiNEz et SAINTENOISE n'ont-ils pas montré que le processus de choc, par conséquent l'aptitude morbide au choc, la diathèse colloïdoclassique est sous la dépendance de l'équilibre vago-sympathique.

Les recherches de EbwiNG et SLUDER en Amérique, en France de RaMaDbieRr, de DUVERGER et DUTHEILHET DE LA More, de CaxuyTr, de Worms ont montré l’importance que l'on devait donner dans l'étude de certains troubles nasaux au sympathique et dans ce cas à son ganglion nasal.

Nous ferons précéder les observations que nous rapportons ici de deux chapitres, l'un résumant l'a-

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natomie du syalème spheno-palatin et l'innervation de la pituitaire, l’autre donnant la description clinique du syndrome. Après avoir étudié les eonditions étiologiques de cette affection, (ch. IV), nous, montrerons qu'une théorie pathogénique basée sur les données vago-sympathiques, loin de s'opposer aux théories de choc, ne fait que les compléter (ch. V). Nous terminerons par l'exposé des méthodes actuelles de traitement du sympathique nasal, qui nous ont paru concorder parfaitement avec notre manière de voir (ch. VI).

Notre maître, Monsieur le Docteur HALPHEX a fait plus que nous donner l'idée de ce travail, en le diri- . geant d'uñe manière constante par ses idées personnelles et ses conseils; qu'il trouve iei l'expression de notre respectueuse considération et nos remerciements les plus sincères.

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