‹ Le Syndicalisme des Techniciens en FranceChapitre 7 sur 42 · ue · texte numérisé non relu

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l'artisan par l’ouvrier, fut suivie dans les industries les plus développées d’une période d’automatisation, la machine finissant par se substituer aux ouvriers euxmêmes. Dans la première période, le progrès technique suscite un prolétariat industriel de plus en plus nombreux. Dans la seconde période, le nombre des ouvriers diminue au profit du nombre des employés et des chômeurs. L’introduction de la machine-cutil exige de nouveaux ouvriers, mais le recul de la machine-outil devant la machine automatique dépeuple les fabriques et peuple en revanche les offices de chômeurs. en même temps qu’il multiplie, par rapport au nombre des ouvriers les employés de bureaux »4

Ce personnel administratif de plus en plus considérable dont parle Henri de Man ne se compose pas évidemment que des spécialistes chargés d’étudier les nouvelles techniques; il comprend surtout une foule d'employés utilisés à des travaux de préparation, de comptabilité, de secrétariat ou de classement. Mais quel qu’il soit, nous allons voir qu’il n’est pas à l’abri de la mécanisation.

$ 2. — L'organisation scientifique du Travail.

L'observation scientifique de plus en plus poussée des gestes du spécialiste a permis, pour commencer, l'élimination quasi-totale de tous ses temps improductifs c’est-à-dire de ceux pendant lesquels il ne fournit pas ce travail spécial qui le qualifie.

{) De Man. — « L’idée Socialiste », p. 473.

AP

En ce sens, les indications suivantes sont particulièrement suggestives ! : « Nous avons connu l’époque — elle n’est pas si loin de nous — où l’on considérait comme un ouvrier supérieur le tourneur capable de calculer lui-même les engrenages à employer pour produire sur sa machine un filet déterminé; où le métier de trempeur d'outils était regardé comme particulièremerit difficile et rempli de mystères... Ces temps sont révolus; le progrès a marché depuis lors. Les 15 dernières années, particulièrement, ont vu s’accomplir dans l’industrie des transformations profondes dont linfluence sur les métiers mérite d’être étudiée... L’on se trouve soit devant de nouveaux métiers, soit devant un nombre considérable d’occupations provenant de la réunion de fragments d’anciens métiers, soit encore et surtout devant la subdivision et la simplification des professions anciennes, toujours en vue d’accélérer la fabrication et d’en améliorer la qualité :

A. — Métiers nouveaux ?.

Ils sont relativement peu nombreux :

1) Dans les ateliers :

— les chronométreurs de temps d’usinage et de montage.

(1) Bulletin du Comité Central Industriel de Belgique, 18 novembre 1936, rapport de la Commission de l’Enseignement Industrie! sur l’évolution des métiers et son influence sur j’enseignement professionnel.

(2) Nous nous bornons à citer les métiers nécessitant des techniciens.

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