‹ Le Syndicalisme en EspagneChapitre 27 sur 47 · SOLE · texte numérisé non relu

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fort peu d’adhérents; c’est pourquoi les syndicats dits « uniques » de la C.N.T. continuent à y dominer. Mais les abus qu'ils commettent, Joints à l’individualisme catalan, en ont fait séparer un grand nombre d'ouvriers indigènes; la plupart les ont moralement abandonnés et se désintéressent de leur action; certains même ont tenu à manifester leur mécontentement et c’est ce qui explique que, dans quelques usines, les délégués des syndicats aient pu être parfois reçus à coups de pierre et que, d'autre part, les carnets d’adhérents-aient été collectivement détruits.

Ces incidents ont donné lieu à la formation d'autres syndicats professionnels séparés, qui se développent rapidement, malgré l'opposition acharnée de la C.N.T., comme, par exemple, celui connu sous le nom de « Federacion obrera catalana » (Fédération ouvrière catalane).

I n'existe en Catalogne ni syndicats nationalistes, n1 syndicats catholiques ouvriers.

Il est à remarquer, d’ailleurs, que jusqu’en 1909, les syndicats catholiques ouvriers n’eurent, dans le reste de l’Espagne, qu'une importance extrêmement limitée; mais à partir de cette date apparaissent successivement des fédérations à Valence (1909), à Madrid (1912) et à Valladolid (1915), qui se réunirent en 1919 pour former la « Confédération nationale des syndicats catholiques ouvriers ». Cette confédération est actuellement constituée par deux cents syndicats environ et deux fédérations nationales d'industrie; quant à ses effectifs syndicaux, qui ne furent Jamais supérieurs à 60.000 merhbres, ils sont, à l’heure actuelle, bien inférieurs À ce chiffre. |

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