MAIRE
Réformes Sociales: certains de ses membres, élus par tous les groupements professionnels, en ont même fait partie et sont restés à leur poste lorsque l’Institut fut remplacé par le Conseil du Travail.
Ce conseil, ainsi que les deux institutions, au sein desquelles il était représenté par plusieurs de ses membres, le Conseil d'Etat et la Commission provisoire des corporations, avait un caractère purement consultatif; néanmoins, les délégués de PU.G.T. ne laissèrent jamais passer l’occasion d'affirmer hautement leur désaccord avec le gouvernement de la Dictature.
Et M. Santiago d'ajouter (traduction libre) :
« On avait donné à ces trois organismes un caractère nettement corporatif, et on ne pouvait renoncer à l’un sans être par contre-coup obligé d'abandonner les autres.
« Or, la présence des membres de l’Union à la Commission provisoire des corporations, en tant qu'organe supérieur de conciliation dans les conflits pouvant surgir entre le capital et le travail, à évité l'échec d’un mouvement ouvrier reconnu sérieux, d’un esprit créateur et fécond; c’est grâce à elle que fut contenue l'offensive de la classe patronale qui, soutenue par la Dictature, aspirait à reléguer la législation sociale aux archives des vieux papiers.
« De toute façon, malgré les limitations imposées par la situation, l'Union Générale n'a pas cessé un seul instant d’être en contact avec les masses ouvrières, et nous pouvons, sans hésiter, qualifier de foudroyant, le manifeste qu’elle à lancé contre la Dictature au mois d'août 1929. Ce fut un acte de pure rébellion, mais avec cette particularité qu'il était signé par les hommes les plus représen-
tatifs du parti socialiste et de l’Union Générale, et que lors de la chute de la Dictature, ce fut l'unique voix énergique qui s’éleva contre le régime, de même que le parti et l’Union, furent les seuls à parler dès que fut connu le coup d'Etat du général Primo de Rivera, en 1923.
«Le fait d’avoir maintenu en état d'activité les nulitants groupés dans leurs organisations respectives, a permis au Comité révolutionnaire de pouvoir compter sur les éléments résolus au combat et de déclencher dans tout le pays la grève générale du 14 décembre 1930, qui fut un coup de plus, mais opportun et décisif, infligé par la classe ouvrière au régime monarchiste. Par centaines, nos compaenons furent emprisonnés, et lorsque, trois semaines après la grève, nous pûmes dresser notre bilan, il se présenta de la façon suivante :
PTISONIMETSNER SR ARE 952 Blessés par la force publique... 36 Tués par la force publique.... 16 Centres ouvriers fermés..... 223
« Telle fut la dernière contribution du sang versé, avant sa proclamation, pour la cause de la République par les affiliés de l'Union Générale des Travailleurs. »
C'est à la situation actuelle de l'U.G.T. que nous allons consacrer les quelques pages qui vont suivre. Et tout d’abord nous signalerons qu’immédiatement après la guerre, à son XIV° congrès national tenu à Madrid à la fin de 1918 et au début de l’année 1919, l’Union à éprouvé le besoin de préciser son programme et de renforcer son armature. En conséquence, elle a cru devoir procéder à -une
refonte de ses statuts, pour leur donner la forme définitive suivante :