‹ Le Syndicalisme en EspagneChapitre 39 sur 47 · M. Enrique Sanrrago. Discours prononcé le 2 août · texte numérisé non relu

M. Enrique Sanrrago. Discours prononcé le 2 août

Arrivés à ce point de nos développements, nous ne croyons pas devoir passer sous silence les pénibles années de la Dictature, où, malgré les apparences, l'Union Générale n’a cessé de lutter pour l’amélioration du sort des travailleurs espagnols. Le rôle qu'elle à joué lui à valu les critiques les plus vives de la part de ses ennemis irréductibles et, tout particulièrement, des membres de la Confédération Nationale du Travail, qui, aujourd’hui encore, lui reprochent d’avoir alors trahi la classe ouvrière en acceptant de collaborer avec le nouveau gouvernement.

Les dirigeants de l’Union ont toujours été extrénement sensibles à ces reproches et n’ont pas manqué, chaque fois que l’occasion s’en est présentée, d'essayer de se Justifier aux yeux de l'opinion publique en exposant les raisons qui les ont poussés à faciliter la mise en application de la législation sociale de la Dictature. À cet effet, M. Enrique Santiago, membre de la Commission exécutive de PU.G.T., nous explique dans son ouvrage intitulé « La U.G.T. ante la revolucion » (L'U.G.T: avant la révolution), que si, en période de dictature les partis pohtiques et, principalement, les partis bourgeois peuvent impunément suspendre leur fonetionnement, par contre, le salarié, membre d’un syndicat, qui veut vivre et se soustraire au caprice de l’employeur, ne peut interrompre son action. Sans doute, les partis politiques peuvent cesser d'agir, mais les ateliers, les usines doivent continuer de tourner, car la vie industrielle et commerciale doit suivre son cours. C’est pourquoi l'U.G.T. a dû, bien malgré elle, avoir recours à l’Institut de

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