‹ Le Syndrome: Angine de VincentChapitre 35 sur 37 · PAU LEE · texte numérisé non relu

PAU LEE

laires d’une part, les dents de sagesse de l’autre, font

[eur évolution.

L’angine de VinceNT coexiste d’ailleurs assez souvent avec une dent de sagesse évoluant d’une manière anormale et s’accompagnant de péricoro-

narite. Parfois cette dernière est manifeste et l’ori-

gine dentaire de l’amygdalite est attestée par des lésions voisines de stomatite ulcéro-membraneuse. Plus fréquemment au contraire la réaction péricoronarienne reste discrète et très localisée.

Les deux observations qui suivent se différencient nettement de ce point de vue : :

Observation 30 (personnelle)

Mie M..., 24 ans, vient consulter le 13/11/33, pour mal de gorge du côté gauche, dysphagie, sahvation, troubles ayant débuté il y a 5 ou 6 jours. Se plaint d’asthénie marquée, courbatures. La veille au soir température à 390.

Au moment de commencer lexamen buccal, on note un léger trismus. Au lieu de l’amygdalite phlegmoneuse qu'on s'attendait à trouver on constate sur l’amygdale gauche, en pleine face interne de la tonsille gagnant vers le pôle inférieur une ulcération arrondie, de l’étendue d’une pièce de 0 fr. 50, recouverte d’un magma putrilagineux. jaunâtre. Une 2€ ulcération sémblable, mais beaucoup plus superficielle et plus petite occupe la partie moyenne du pilier antérieur correspondant.

Adénopathie sous-angulo-maxillaire, du volume d’une petite noix, légèrement douloureuse sans mduration particuhère.

L'examen dentaire montre que la dent de sagesse inférieure gauche fait son évolution et est partiellement recou-

verte par un capuchon muqueux tuméfié et douloureux. Les trois autres dents de sagesse sont entièrement sorties. Plus complètement interrogée, la malade déclare qu’elle a assez vivement souffert de cette dent les trois ou 4 jours qui ont précédé l’angine et que la difficulté à ouvnir la bouche était alors plus remarquée qu’actuellement.

Sur les frottis, purée de fuso-spirilles.

Ensemencement : staphylocoques, pas de bacilles diphtériques. : |

Antécédents rhino-pharyngés. Très sujette aux angines.

Il y a un an (septembre 1932), aurait présenté une sinusite frontale bilatérale de courte durée, puis une sinusite maxillaire purulente gauche traitée par ponctions suivies de lavages. Actuellement rhino-pharyngite tenace. Pas de pus dans les méats moyens. Sinus s’éclairant bien.

L’angine de ViNcenr, traitée par écouvillonnages à la glycérine novarsénobenzolée guérit rapidement en une huitaine de jours. La gingivite péricoronarienne disparaît parallèlement.

Observation 31

Mr. R..., 22 ans, étudiant en médecine.

Vient consulter le 2 novembre 1933, se plaignant de vives douleurs le long de la gencive inférieure droite, et de dysphagie, salivation, fétidité de l’haleine.

Pas de signes généraux notables.

Il ÿ a une quinzaine de jours, a présenté une angine érythémateuse d'évolution rapide.

L’examen bucco-haryngé montre :

19 Des ulcérations gingivales multiples siégeant au collet de presque toutes les dents de la machoire inférieure, du côté droit, jusqu'aux incisives, au niveau de la muqueuse jugale, granulations de stomatite sableuse. La dent de

. AC AN EME" Air

sagesse inférieure de ce côté ; incomplètement sortie et poussant contre la dent de 12 ans, est recouverte d’un capuchon muqueux tuméfié et ulcéré (la dent de sagesse inférieure gauche a été extraite antérieurement).

20 Sur l’amygdale droite, deux ulcérations contiguës recouvertes d’un exsudat, grisâtre, diphtéroïde.

Adénopathie sous-angulo-maxillaire volumineuse et douloureuse.

A l’examen bactériologique : association fuso-spirillaire abondante (moins riche et moins pure sur les frottis provenant des ulcérations gingivales).

Traitement : attouchements au novar puis à l’acide chromique, le 8 novembre, les lésions amygdaliennes sont presque entièrement cicatrisées, la stomatite a notablement rétrocédé. |

Dans les cas analogues à celui de cette dernière observation, « l’épine » dentaire semble a priori négigeable ; son rôle ne doit cependant pas être sous-estimé et l’on connaît des exemples significatifs, d’angine de ViNceNT qui, depuis plus ou moins longtemps rebelles aux traitements habituels, ont disparu rapidement après l’ablation d’une dent, à première vue, aussi peu suspecte. Certaines amygdalites fuso-spirillaires bilatérales, avec dent de sagesse en évolution de chaque côté, ont même fourni à quelques stomatologistes, l’occasion d’une démonstration particulièrement élégante. L'observation suivante rapportée par Purc mérite, de ce point de vue, d’être citée.

Observation 932

Pure. — In Presse Médicale, > mai 1924,

Fin avril 1923, le sergent N.., est évacué de Mayence sur l'hôpital du Val-de-Grûce pour angime de Vinernr double résistant à tout traitement.

Julien Jean. 7

De. fait, après-trois.mois-d’appheations.de-bleu.de méthylène- et. de. novarsénobenzol,, malgré. les: lavages à: l'eau, bouille. chaude additionnée de-liqueur de labarraque,, le: malade présente. sur.chaque-amygdale: une énorme: uleéra-tion. chancriforme.

’état généralk.est: médiocres.

L'examen du système dentaire: (2. mai) moentre--que: les deux dents de sagesse inférieures ont terminé leurévolution.. Mais uñe languette muqueuse monte:lé long de:la:face distale de chaque dent et en vient lécher la face. triturante: Entre la languette gingivale:etla-dent ikya-du pus.

On pratique sous. anesthésie. troneulaire, l’extraction immédiate dela dent de sagesse inférieure gauche. Degrands-lavages. à l’eau-bouillie-chaude et. pure sont, pres-crits.

Le.9.mai, on constate la cicatrisation aux deux.tiers. de . l’ulcération. chancriforme: gauche. L’ulcération. droite est. toujours dans le.:même état. Extraction de-la dent de sagesse: inférieure: droite.

16 mai, cicatrisation. totale. de: l’ulcération gauche, creaz: trisation presque totale de l’ulcération-droite.

25 mai, le.-malade: guéri, part.:en convalescence:

\' hs . nat

A WP

SUN ré ts Li

res hier ee à ‘ di ee DE ne es ie: ph | pe ; $ 4, Le MT D Ghart à

Page 1