Société médicale des hôpitaux, 17 janvier
une lymphocytose abondante et qui guérit consécutivement à la ponction.
Widal et Le Sourd observent une riche formule lymphocytique dans un cas de méningite qui guérit par le traitement spécifique.
Brissaud et Brécy enfin constatent de la lymphocytose au cours d’une méningite aiguë.
L'ensemble des faits précédents établit, en un mot, que la lymphocytose rachidienne est l'expression, la signature même de l’irritation des méninges par tous les accidents nerveux qui peuvent survenir au cours de la syphilis. Elle existe dans les cas rapportés par M. Babinski et dans lesquels il n’existe que le signe d’'Argyll seul; au même titre que dans toutes les autres observations Widal et Lemierre (1) ont encore confirmé cette opinion et insisté sur la valeur de ce nouvel élément de diagnostic en rapportant six nouveaux cas dans lesquels ils ont observé la coïncidence de la lymphocytose rachidienne avec le signe d’Argyll Robertson; dans les cinq premiers cas le signe d’Argyll n’était accompagné d'aucun autre phénomène nerveux ; dans le sixième on notait en outre l’abolition des réflexes rotuliens. &« La constance de la lymphocytose dans ces six cas, conceluent-ils, prouve bien, grâce à ce symptôme anatomique, que le signe d’'Argyll, même isolé, décèle une altération organique des centres nerveux venant irriter les méninges ».
C'est à cette conclusion qu’aboutissent les trois