Société médicale des Hôpitaux, 25 juillet
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Or
preuves précédentes. L’abolition des réflexes pupillaires est un signe de syphilis presque sinon tout à fait pathognomonique. « Elle indique, dit M. Babinski, que le système nerveux central est atteint par la syphilis et que le sujet chez qui on le constate e sl uncandidat au tabes, à la paralysie générale ou à la Syphilis cérébro-spinale confirmée ».
IV. Un dernier argument vient s'ajouter aux précédents pour détruire la théorie classique.
Dans les deux observations précédentes, remarque M. Babinski, on peut constater des signes de tahes incipiens : dans les deux cas en effet, il existe de l'abolition des réflexes achilléens. Souvent (1) la valeur de ce signe à été démontrée, « Depuis que mon atiention est attirée sur ce sujet, écrit M. Babinski, je n’ai constalé que dans cinq cas de tabes, des troubles du réflexe rotulien coïncidant avec l’intégrité du réflexe du tendon d'Achille, tandis que j'ai bien vu une quarantaine de malades incontestablement tabétiques chez lesquels le réflexe achilléen était exclusivement troublé, ou l'était beaucoup plus que le réflexe du genou. Il y a tout lieu d'en conclure que dans les cas frustes ou à la première période de la maladie, le réflexe achilléen fournira plutôt que le réflexe de la rotule des données pour le diagnostic. » Cette opinion se trouve donc confirmée une fois encore par les deux objections actuelles
r. Babinski. Société Médicale des hôpitaux de Paris, 26 octobre 1898 ; Société de Neurologie de Paris, 2 mai 1901.
qui ajoutent en même temps un argument de grande
valeur aux trois précédents, puisqu'elles permettent à M. Babinski de porter le diagnostic de tabes fruste, malgré l'absence de tout autre signe de Iésion organique du système nerveux.
Tous ces arguments ont autorisé M. Babinski à conclure que la notion classique qui fait dépendre les troubles pupillaires observés au cours d’un anévrisme aortique d’une compression nerveuse, est inexacte. Les deux dernières preuves font bien plutôt songer que les lésions aortiques et les troubles pupil-
laires relèvent d’une cause étiologique commune : la-
syphilis. Il y a lieu de croire par suite que dans nom- | | bre de cas d'anévrismes publiés jusqu'alors, le signe d’Argyil existait également; et que, comme dans les deux observations précédentes, la syphilis était le lien unissant l'une à l'autre les deux lésions.
Liste sata). 1. pébn
De ce qui précède il résulte que chez les aortiques la présence de troubles pupillaires né peut en rien contribuer à établir le diagnostic d’anévrisme, si le réflexe à la lumière est aboli ou notablement affaibli: il ne s’agit pas alors d'une compression nerveuse par ‘a paroi artérielle dilatée, mais d’une lésion centrale d’origine syphilitique.
Il convient enfin de remarquer que la notion clinique que l’on avait jusqu'alors des aortites syphilitiques se trouve du tout au tout modifiée. L'aortite n’est plus un épiphénomène au cours d’un tabes confirmé,
mais une lésion occupant le premier plan et per-