‹ Le Syndrome de BabinskiChapitre 37 sur 53 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Vaquez. Société Médicale des Hôpitaux, 17 février 1902). Double lésion aortique sans dilatation. — Inégalité papillaire. — Perte du réflexe à la lumière (signe d'Argyll Robert-

son). Pas d’autres signes de tabes. — Syphilis avouée.

M. X..., cinquante-deux ans, a été examiné par nous pour la premièré fois il y a deux ans. Il avait été récemment atteint

de phlébite de la jambe gauche, d’origine inconnue, et ayant

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eu une assez longue durée. Des douleurs persistent encore dans cette jambe qui, de plus, porte des dilatations variqueuses manifestes.

Il est en outre atteint de crises paroxystiques d'oppression, crises que réveillent les impressions les plus diverses, mème des sensations olfactives. Ces crises ressemblent si bien à de l'asthme essentiel que l’on a jusqu’à présent considéré ce dernier diagnostic comme établi. Cependant l'apparition tardive de cet asthme, qui n’aurait débuté qu'il y a une dizaine d’années, nous fait soupçonner une lésion vasculaire dont un examen nous permet de reconnaître facilement la réalité.

On s’aperçoit en effet que le cœur est très augmenté de

volume, l’hypertrophie portant sur les cavités gauches, et l'auscultation permet de déceler la présence d'un double souffle au foyer aortique, caractérisant une lésion valvulaire double. Il n’y a aucun signe de dilatation notable de la crosse.

À ce moment déjà nous avons été frappé de l'inégalité pupillaire présentée par le malade, la pupille droite étant bien plus dilatée que la pupille du côté opposé.

Nous conseillons à nouveau l’emploi de l’iodure de potassium qui a déjà donné au malade des résultats très satisfaisants.

Il y a quelques semaines nous avons examiné à nouveau ce malade. Les symptômes respectifs étaient les mêmes, mais, aux crises d’oppression, il s'était joint des douleurs thoraciques paroxystiques avec irradiation vers le bras gauche, témoignant de l’apparition du syndrome de l’angor pectoris.

Ses pupilles sont encore inégales, bien que cette inégalité ne soit pas permanente ; et de plus les réflexes, recherchés

avec soin, montrent une immobilité absolue des pupilles aussi

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