OBSERVATION XII
(De Massary. Presse médicale, 18 février 1905).
Ce cas concerne un homme de trente-neuf ans, mécanicien, qui venait à la consultation spéciale demander un soulagement à des douleurs violentes dans la région sternale et dans le bras droit ; il se plaignit également de palpitations et, de fait, on
pouvait constater un éréthisme cardio-vasculaire intense,
L'auscultation faisait entendre facilement à la base un premier souffle systolique suivi immédiatement d’un second, diastolique, à timbre parliculièrement rude. Cette insuffisance aortique se complétait par des signes artériels typiques : augmentation de la matité aortique, pulsatilité inouïe des artères, double souffle intermittent crural de Durosiez, pouls capillaire, tension 18,5. Comme uniques symptômes nerveux, nous n'avons trouvé, chez ce malade, qu'une inégalité pupillaire avec dilatation et immobilité de la pupille gauche et une suppression complète des réflexes rotuliens. Cet homme avait eu, à vingt ans, un chancre qualifié de volant et traité uniquement
par du vin aromatique.