‹ Le Syndrome de BabinskiChapitre 53 sur 53 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

10 Le syndrome de Babinski est le terme sous lequel M. Vaquez a proposé de désigner l’association des cardiopathies, artérielles principalement, avec le signe d’Argyll Robertson et la lymphocytose rachidienne, c’est-à-dire avec la méningile chronique syphilitique, que celle-ci évolue ultérieurement vers le tabes, la paralysie générale ou toute autre manifestation d’étiologie spécifique ;

20 Cette réunion de symptômes présente un grand intérêt pathogénique : sa constatation devra en effet toujours faire suspecter la syphilis comme cause univoque, puisqu'il est démontré que le signe d’Argyll- Robertson est lui-même fonction de syphilis ;

. 80 La connaissance du syndrome de Babinski offre en clinique une importance considérable : elle permet non plus de diagnostiquer, comme on le faisait auparavant, une aortite au cours d’un tabes confirmé, mais de remonter d’une lésion cardio-aortique connue à une lésion méconnue du système nerveux ;

4° Cette même notion présente un autre intérêt clinique : elle explique que chez les aortiques la constatation de troubles pupillaires ne peut aider à

porter le diagnostic d’anévrisme, lorsque le réflexe à la lumière est aboli ou très affaibli ;

5° Le syndrome de Babinski est encore à connaitre au point de vue médico-légal : il convient, en effet, de rechercher dans toute aortite, même trau- matique les altérations antérieures du vaisseau. La syphilis est à incriminer lorsqu’avec la lésion aortique coexistent des troubles d’autres appareils, particulièrement du système nerveux ;

6° Il y a lieu de soumettre au traitement spécifique les aortiques qui présentent des troubles pupillaires témoins de l'infection syphilitique.

Vu : le Président de la thèse,

BRISSAUD Vu: le Doyen,

DEBOVE

Vu et permis LORS Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,

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