‹ Le Syndrome de Coagulation Massive du Liquide Céphalo-RachidienChapitre 18 sur 22 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

Le traitement à employer variera naturellement suivant les cas. Mais, bien souvent, l'ignorance où nous sommes encore actuellement de l’étiologie nous laissera désarmés.

Si l’on a quelque raison de soupçonner le rhumatisme on pourra faire usage du salicylate.

Si l’on a pu faire le diagnostic de tumeur, la question d'intervention opératoire devra être posée le plus tôt possible (Lejonne et Blanchetière).

Mais c’est surtout dans les cas de syphilis qu'il y aura lieu d’agir énergiquement.

Le mercure, dans trois cas au moins, a amené la guérison ou du moins une amélioration très manifeste. En cas de doute on devra donc toujours tenter le traitement d'épreuve.

La ponction lombaire n’a pas seulement un intérêt diagnostique ; plusieurs fois, comme le fait remarquer M. Babinski, elle a joué « un rôle curatif des plus nets ».

Plusieurs auteurs ont remarqué à la suite de la ponction une diminution manifeste des troubles fonctionnels. C'est ainsi que les douleurs, les phénomènes spasmodiques ont pu: à la suite des ponctions s’amender singulièrement.

Quel que soit le mécanisme de l’action thérapeutique, ce moyen d'action n'est pas à dédaigner.

Par contre on devra éviter, comme le conseillent MM. Froin el Foy, d'injecter une substance active dans les espaces sousarachnoïdiens, quand on aura constaté le syndrome de coagulation massive.

Dans le cas rapporté par eux, la mort fut en effet causée par l’action nocive d'une dose normale de collargol qui ne fut pas résorbée,

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