CONCLUSIONS
L'étude anatomique de la région nous ayant montré les rapports des différents organes au niveau de la fente sphénoïdale nous a permis, dans une certaine mesure, d'expliquer les symptômes observés quand une lésion quelconque vient, par son développement, comprimer ces organes.
Les cas cliniques observés de ces compressions sont relativement rares. Ils permettent cependant de distinguer deux grands groupes différenciés par leurétiologie : d’une part, les cas dus à une périostite syphilitique, d'autre part les cas dus à une tumeur néoplasique ; ils permettent également de réunir les symptômes qui leur sont communs,d’en étudier les modalités et de schématiser, en les réunissant, dans leur aspect : typique,ce que l’on peut, en supprimant la notion étiologique, appeler «le syndrome de la fente sphénoïdale ».
Nous avons voulu essayer cette analyse qui nous permet de proposer les conclusions suivantes :
{° La fente sphénoïdale constitue, avec le canal orbitaire, la seule communication entre la cavité cranienne et la cavité orbitaire.
2° Toute lésion simultanée dés organes qui se trouvent réunis à cet endroit, à l'exclusion d’une lésion d’autres organes ne partageant pas leur parcours commun, indique une affection nettement localisée de la fente sphénoïdale.
3° Il se trouve ainsi constitué un syndrome clinique bien individualisé dans les cas typiques, mais qui peut se trouver associé, par suite de l'extension des lésions causales, à des symptômes qui ne lui appartiennent pas en propre.
4° L'apparition de ce syndrome peut être favorisée par des dispositions anatomiques spéciales : elle est le plus souvent causée par des lésions osseuses ou périostées.
3° S'il existe quelques rares cas de tumeurs localisées à la fente sphénoïdale, il semble que le plus grand nombre des cas observés se rapporte à des lésions du périoste d’origine syphilitique.
6° Il en résulte que, le syndrome diagnostiqué, le traitement devra être dirigé contre la cause dont il peut amener la disparition : on instituera un traitement antisyphilitique, le pronostic des lésions néoplasiques ne comportant, le plus souvent, jusqu'alors, aucune thérapeutique favorable.
Vu, le Doyen, Vu, le Président, H. ROGER. TERRIEN.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,