LÉ INTRODUCTION
La fente sphénoïdale constitue, avec le canal optique, le lieu de passage obligatoire de tous les organes qui pénètrent de la cavité cranienne dans la cavité orbitaire ou réciproquement. C’est à la réunion, en un espace restreint, de ces organes qu'est due la production d’un syndrome clinique bien spécial, lorsqu'une lésion quelconque vient faire obstruction à leur libre passage. Le mérite de la description de ce syndrome revient à notre Maître, le D' Rochon-Duvigneaud, qui a su lindividualiser et en montrer les caractères les plus nets. Depuis, la question a été reprise par différents auteurs mais les observations n’avaient en vue que l’obstruction causée par une périostite syphilitique.
Il nous a été donné d’observer un cas clinique de compression, au niveau de la fente sphénoïdale, des vaisseaux et nerfs qui empruntent ce passage. L'intérêt de cette observation ne réside donc pas dans le diagnostic clinique, mais dans le diagnostic étiologique : nous avons pu, en effet, constater qu’il s'agissait non plus d'une périostite syphilitique mais d’une tumeur assez nettement localisée à la fente sphénoïdale.
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Si la lésion causale est différente et permet de baser le diagnostic sur des Constatations précises, il n’en est pas moins intéressant, à l’aide des observations précédemment recueillies, d'analyser les divers symptômes qui ont pu, dans toutes, par leur réunion, faire penser à ce diagnostic assez rare. C'est le, but que nous nous proposons dans ce travail. Mais il] nous à paru utile, auparavant, d'étudier l’anatomie de la région. Celle-ci, dans les traités classiques, est faite d’après des dissections, procédé qui peut prêter, dans'une région aussi difficilement accessible, aux différences d'interprétation qui existent entre les auteurs. Aussi avons-nous préféré l'étude par coupes sériées, qui a l'avantage de ne pas troubler l’ordre topographique et de permettre, par l'examen successif de toutes les coupes, de suivre exactement l'organe qui vous intéresse.
En ayant examiné plusieurs séries, nous avons groupé les plus Caractéristiques, pour pouvoir, en un aperçu, malheureusement irop court, mettre en valeur les points qui nous Ont paru intéressants. Nous avons toutefois fait précéder cet aperçu d’un résumé des notions aujourd’hui admises comme classiques, de l’anatomie de la région.
Rassemblant ensuite les observations les plus caractéristiques que nous avons irouvées, semblables à la nôtre par leurs particularités cliniques, nous nous sommes borné à rechercher quelles étaient justement ceS particularités qui, par leur sroupement, permetaient la description d’un Syndrome précis. Ce sera là, la seconde partie de notre travail. Mais nous nous
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