‹ Le syndrome de Stokes-Adams et les Troubles de la Conductibilité d'après 54 ObservationsChapitre 20 sur 65 · CR À · texte numérisé non relu

CR À

75 , LEE EEE EEE

l’état s’améliora beaucoup et la malade put mener la vie ordinaire d’une personne âgée ; elle éprouvait parfois quatre à cinq vertiges par jour, puis rien pendant un mois. À l’âge de 84 ans, après avoir eu plusieurs vertiges pendant quatre à cinq jours, elle s’affaissa et mourut subitement, en passant simplement de son salon dans sa salle à manger. Le

pouls s’était maintenu toujours autour de 40 à 45. Il devenait parfois beaucoup plus rapide, allant jusqu’à 80-90, et c’est dans ces périodes qu’elle allait le plus mal et qu’elle était

particulièrement sujette aux vertiges.

La malade était en outre porteur d’une hypertrophie cardiaque modérée, avec pointe dans le VI° espace et hypertension systolique à 180. Peu de dyspnée d’effort.

Aucun antécédent syphilitique, aucun stigmate. La malade avait eu douze enfants qu’elle avait nourris elle-même.

OBSERVATION XII — Gallavardin

Homme, 79 ans. Grand brightique. Block total avec fibrillation auriculaire, Pas d'antécédents syphilitiques. Pas d'accident nerveux.

C1... âgé de 79 ans. Le malade est un grand brightique. Tension systolique 250 mm. Dyspnée continue, Cheyne-Stokes, etc. Grosse hypertrophie cardiaque avec pointe dans le VII° espace. Pouls très ralenti et le tracé électrique montre seulement des contractions ventriculaires et, sur certains tracés seulement quelques ondulations minimes pouvant permettre d'admettre de la fibrillation auriculaire

Aucun accident nerveux, même larve, Aucun antécédent syphilitique révélé par l’interrogatoire ; aucun stigmate pupillaire ou autre. Wassermann non fait,

OBSERVATION XIII. — Gallavardin et Dufourt

Homme de 79 ans. Néphrite chronique hypertensive, avec grosse hypertrophie cardiaque, hypertension élevée (250 mm. Hg), symptômes urémiques. Pas de syphilis dans les antécédents.

Pouls lent à 32, sans accidents nerveux. Les tracés électriques révèlent un block total avee fibrillation auriculaire (1).

Il s’agit d’une homme de 79 ans, et présentant des symp- D J tômes de brightisme avéré (dyspnée continue, sub-délire, Le) D Cheyne-Stokes). Le cœur est très hypertrophié, la pointe bat dans le VII° espace et la tension artérielle est très élevée, à 250 mm. Hg au Riva-Rocci. De plus le malade présente un pouls lent, à 30 à la minute. Comme on pouvait le prévoir, il s’agit d’un block total avec ventricule en automatie ; mais

RE

t à À HO HE:

on ne remarque sur le tracé aucun accident rév ut d’une

H : 1} 1 1n$ir pononñlant 1110 Aance systole auriculaire. 'Il est facile de voir cependant que, dans

3 £1 PT A EN : NOT EE ARTE 2 lintervalle des systoles ventriculaires, il existe quelques

ondüulations, indiquées par les es vf. f. qui révélent la

fibrillation auriculaire ; ces ondulations sont très peu accusées, mais leur forme, leur rythme de plus de 400 à la minute, sont tout à fait caractéristiques de ce trouble de la contraction auriculaire. On ne peut faire préciser la date d'apparition de ce pouls lent. Malgré l'existence de ce block total, il est certain que le malade n’a jamais présenté, à aucun moment de son existence le moindre accident nerveux, syncopal ou vertigineux, même larvé, Alcoolisme probable.

Pas d’antécédents spécifiques.

(4) Obs. publiée in Lyon Médical, 21 déc. 1913. L. Gallavardin et Dufourt, block total et fibrillation auriculaire sans accidents nerveux.

Page

OBSERVATION XIV. — Gallavardin

Homme de 54 ans. Néphrite chronique hypertensive. Pas de syphilis.

Arythmie complète lente, de taux variant de 34 à 48 à la minute. Démonstration de l'arythmie complète lente, avec fibrillation auriculaire par les tracés électriques. Un accident syncopal il y a un an ().

Ta... âgé de 54 ans, entre à l’hôpital de la Croix-Rousse, en février 1913, pour des symptômes parétiques de la face et du bras gauche qui ont débuté il y a quelques jours.

Rien à noter dans les antécédents. Pas de syphilis.

On constate chez le malade tous les signes d’une néphrite hypertensive bien tolérée : albuminurie légère, tension systolique 210 mm. Hg, pointe du cœur dans le VI° espace. La légère parésie du bras gauche et de la face qui s’est établie

Page 1