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35 et 48, et ne dépassa jamais ce dernier chiffre lorsque le malade était au repos. Le plus ordinairement, le pouls se maintenait autour de 40. Sur les tracés électriques, on releva fréquemment des pauses de deux secondes et demie, Ce pouls s’accélérait à l’effort et passa, dans une épreuve constituée par l’ascension de deux étages, de 37 à 59, pour retomber à 34-36 trois minutes après. Une injection d’atropine de
2 milligrammes, fit passer le pouls, en une demi-heure, de
44 à 57. Une infusion de poudre de feuille de digitale admi-
nistrée pendant trois jours consécutifs, dans une période où le pouls oscillait autour de 46-48, fit progressivement tomber les pulsations autour de 35-37, sans produire aucun autre trouble. Les épreuves de la compression du pneumogastrique ou de la compression oculaire ne furent pas faites chez ce malade.
Interrogé au ‘point de vue de l'existence d’accidents nerveux vertigineux, le malade n’accuse aucun éblouissement qui puisse être interprété comme signe d’arrêt ventriculaire.
Mais il a éprouvé, en mai 1912, une syncope complète des plus caractéristiques. Le malade se portait, à ce moment-là, tout à fait bien et travaillait comme ouvrier métallurgiste. Un jour, venant de diner, et sur le point de sortir, il voulut
prendre un journal sur une étagère qui était tout à fait à sa portée, lorsque, brusquement, sans .prodromes, il tomba à terre sans connaissance. Sa fille qui était présente se précipita vers lui et l’aida à se relever, Une fois debout, il ne comprit rien à ce qui venait de se passer, et après un moment de
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repos, partit comme à l’ordinaire pour son travail où il effectua normalement sa demi-journée. Aucun mouvement convulsif pendant la crise, pas la moindre parésie à la suite. Pareil incident ne se renouvela jamais.
Le malade fut perdu de vue pendant la guerre. Il fit plusieurs séjours dans le service de mon collègue, M. Bret, où l’on constata la même bradyarythmie. D’après les renseignements que jai pu avoir, il mourut chez lui, pendant la guerre, du fait d'accidents pulmonaires ou asystoliques, mais pas brusquement.
OBSERVATION XV. — Gallavardin
Homme de 60 ans. Dilatation cardiaque hypertrophique avec hypertension artérielle à 190 mm. Hg, bien tolérée. Pas de syphilis.
Brady-arythmie oscillant entre 38 et 42 à l'ordinaire, mais s’élevant à 52-53 certains jours. Démonstration de l’arythmie complète avec fibrillation auriculaire par les tracés électriques. Ralentissement considérable du pouls et pauses de quelques secondes par la compression du pneumogastrique. Une syncope complète il y a six ans (1).
W... Joseph, âgé de 60 ans, m'est adressé à cause d’une lenteur singulière du pouls constatée depuis plusieurs années.
Personnellement, le malade n’accuse que des symptômes assez mal déterminés. Depuis 16 à 12 ans, il ne se trouve pas aussi bien qu'auparavant et traverse assez souvent de mauraises périodes avec toux, essouflement léger, dépression générale ; il se repose quelque temps et reprend ses occupations.
A l’examen du cœur, degré notable d’hypertrophie surtout appréciable à la radioscopie. Tension systolique 190 millimètres Hg (Riva-Rocci). Pas d’ectasie aortique. Ni souffle, ni galop. Pas de syphilis.
Le symptôme le plus curieux observé chez le malade est une bradyarythmie, que les tracés électriques montrent être
(4) Conf. obs. XIV,
et OS
due à une arythmie complète lente. Le taux de cette bradyarythmie est assez variable. Le plus souvent, lorsque le malade est au repos complet, on trouve à la minute des chiffres intermédiaires entre 38 et 42. D’autres jours, on a noté jusqu’à 52 ou 53. La compression du preumogastrique, surtout si l’on comprime le vague droit, produit constamment
un ralentissement très considérable ; cette épreuve, faite à plusieurs reprises, ralentit les battements au chiffre de 14 à 15 à la demi-minute, sans que le pouls cesse d’être irrégulier. Vérs la fin de la demi-minute, on obtient souvent des pauses très longues, dont certaines, enregistrées électriquement, ont dépassé six secondes. Durant ces pauses, la face du malade pâlit, puis rougit rapidement lorsque les battements repren-
nent leur taux normal, en même temps, le malade éprouve une sensation de vide cérébral et de trouble de la vue. L’effort accélère notablement le rythme ; immédiatement après l’ascension de quatre étages, on compte au pouls 117 pulsations, dont 74 dans la première demi-minute. Une injection d’un milligramme et demi d’atropine fait monter le pouls de 46 à 56 en une demi-heure.
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En interrogeant le malade avec soin, on ne retrouve aucun accident vertigineux qui puisse être attribué à des arrêts ventriculaires de courte durée, Mais il a présenté, il y a six ans, une syncope complète qui est restée unique. [Il était assis dans un fauteuil, chez lui, à trois heures de l’après-midi, lorsque brusquement sa femme le vit se renverser en arrière, les yeux clos, la face d’une pâleur absolument cadavérique. Effrayée et croyant son mari mort, elle courut appeler une voisine habitant sur le même palier ; lorsqu’elle revint, son mari avait repris connaissance et ne comprit rien à son émoi.
“GBSERVATION XVI. — Gallavardin
Ilomme de 62 ans. Hypertrophie cardiaque avec hypertension modérée. Pas de syphilis.
Arythmie complète lente, entre 36 et 44 que les tracés électriques montrent être due à une fibrillation auriculaire. Plasieurs accidents syncopaux, les derniers entremélés d'accès de tachycardie paroxystique à 200. Mort subite.
Aulopsie. Néphrite chronique banale avec hypertrophie cardiaque. Athérome léger, sans aucune lésion spécifique (1).
PI... C1. âgé de 62 ans, entre en 1920 dans le service de M. le Docteur Bouchut qui veut bien l’envoyer dans mon service à l’Hôtel-Dieu. Rien à noter dans ses antécédents, à l'exception d’une fièvre typhoïde à 20 ans et, peu après, d’un chancre qui aurait été simplement cautérisé à l’Antiquaille et pour lequel on ne lui donna aucun traitement spécifique.
Depuis deux ans ont apparu des symptômes cardio-pulmonaires : tendance aux bronchites, dyspnée d’effort, œdème. des jambes ; et c’est pour cela qu’il entre à l’hôpital. On constate un certain degré d’hypertrophie cardiaque, un peu d’hypertension (160 mm. Hg comme pression systolique au Riva-Rocci) et le malade est très amélioré par le régime, la théobromine et un traitement cardio-tonique discret,
(1) Conf. obs. XIV et XV,
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Le symptôme le plus curieux chez ce malade, est la présence d’un pouls lent arythmique. Il s’agit, comme le montrent les tracés, et comme on l’avait diagnostiqué par le simple examen, d’une arythmie complète lente, avec fibrillation auriculaire et, de temps à autre, de quelques accidents extrasystoliques ventriculaires. Le {aux de cette arythmie complète varie entre 36 et 44, au repos complet, suivant les jours. Ce
taux s'élève par l'effort car, après l’ascension de quatre
étages, on trouve dans la situation horizontale 72 à la minute, dont 22 dans le premier quart de minute ; à la suite, le pouls revient rapidement autour de 42-44. La compression du prneumogastrique à une certaine infiuence car le pouls étant aux environs de 44, il tombe à 8 ou 9 pulsations pendant un quart de minute, Sous la compression ; influence bien moindre de la compression oculaire. Une injection d’atropine fait monter le pouls de 42 à 60 en vingt minutes.
Ce qu’il y a d’intéressant dans l’histoire de ce malade, c’est qu’il a présenté dans cette dernière année, trois incidents cérébraux, dont le dernier tout au moins a certainement été une syncope complète. Il était assez bien et avait travaillé toute la journée de la veille autour d’une machine à battre et recommençait le lendemain lorsque, brusquement, il eut comme un éblouissement- rapide, tomba à terre sans connaissance, se faisant une légère blessure au nez, et se releva quelques instants après sans savoir ce qui lui était arrivé. Cet incident s’est produit il y a un mois. Dans l’année qui avait précédé, il avait éprouvé à deux ou trois reprises des sensations de malaise singulier, mais non accompagnées de perte de connaissance, et dont la signification reste imprécise,
9 novembre 1921. — Le malade était sorti du service depuis quatre mois et allait bien, n’étant pas essouflé et vivant dans un hospice de vieillard. Il est rentré à lhôpital à l’occasion d’une syncope survenue hier. Il traversait la place Bellecour,
MEME, Ras
lorsque, brusquement, il ressentit une sensation anormale au creux épigastrique, vit passer un brouillard devant ses yeux et tomba à terre. On le releva et on l’amena à l'hôpital (il s'était fait une écorchure à la jambe en tombant). En arrivant dans le service, hier, étant assis sur une chaise, il eut une syncope nouvelle très brève.
A l’examen le malade présente le syndrome habituel de fibrillation auriculaire avec gros cœur, pas d’œdème, mais gros foie et teinte subictérique. Ausculté au cœur, le rythme est irrégulier, autour de 80. La compression du pneumogastrique est presque sans effet. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est qu’hier, à l’entrée on aurait constaté chez le malade une crise de tachy-arythmie à 180, et que ce matin encore on aurait été témoin d’un paroxysme semblable.
3 novembre 1921. — Le malade s’est trouvé bien dans la journée d’hier, a joué aux cartes avec ses camarades de lit. Le matin, vers 5 heures, en allant aux cabinets, il lui passa de nouveau un brouillard devant les yeux et il tomba à terre ; la syncope fut très brève et il se releva de suite. Ce matin, on trouve le malade angoissé, les lèvres cyaniques, les extrémités un peu froides. La cause de cet état de collapsus est certainement dans un accés de tachycardie paroxystique qui