PRE AS
Si on interroge. le malade sur les variations de sa bradycardie sous l’influence de la fatigue et de l’essouflement, on remarque que des variations existent, mais d’une facon non constante. Certains jours, le pouls restait à 40, même après une marche un peu pénible, alors qu’au contraire l’essouflement était assez marqué. D’autres jours, sous l’influence des mêmes causes, le pouls montait de 40 à 95, restant à ce chiffre quelques minutes et redescendant à 40 au bout de dix minutes de repos. |
Depuis l’apparition des troubles vertigineux ou syncopaux et de la bradycardie, le malade éprouve de la dyspnée d’effort, et il a remarqué que celle-ci était particulièrement marquée les jours où la bradycardie restait irréductible.
Il faut noter enfin que, pendant deux mois, en octobre et novembre 1910, faisant suite à la période pendant laquelle le pouls baïissa jusqu’à 30, le nombre des pulsations s’élève entre 60 et 80, d’une façon constante. Le malade dit s’être trouvé très bien pendant ces deux mois, notamment au point de vue dyspnée, et pouvait faire du pas gymnastique sans fatigue, comme avant l’apparition des derniers accidents. Depuis ces deux mois et jusqu’à maintenant (juin 1911), le pouls reste entre 40 et 50 et subiraïit, d’après le malade, une accélération inconstante sous l'influence de la fatigue, Pas d’accidents syncopaux depuis le mois d’août.
Examen du malade. — Au niveau du cœur, hypertrophie modérée, la pointe battant dans le V° espace sur la ligne mamelonnaire, mais avec une impulsion énergique et un choc en dôme très large. A l’auscultation, signes indubitables de double lésion aortique. Le souffle systolique est rude, intense, se propageant sur toute la région précordiale, sur les clavicules et dans les vaisseaux du cou, le souffle diastolique d’une extrême netteté. L'existence d’une insuffisance mitrale est admissible, mais on ne peut affirmer que le souffle de la pointe ne soit pas la propagation de celui de la base, Tension 130/60. Pas de Duroziez. -
Le pouls bat à 42, parfaitement régulier, ave de (és YATES extrasystoles. Au cœur, il n’existe aucun bruit FHtaIQure si l’on excepte les souffles signalés plus haut. pe FEADE à autre, cependant, une extrasystole suivant de très près la systole
précédente.
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L'épreuve de l'effort montre que le cœur n’est pas absolument impassible. Après l’ascention rapide d’un escalier en courant on constate de la dyspnée d’effort et une très légère accélération du pouls qui monte à 46.
L'épreuve de l’atropine est absolument négative. Le pouls était à 42 avant l'injection d’atropine et reste à ce même chiffre une heure après.
Les tracés veineux sont assez difficiles à prendre et l’on ne parvient à enregistrer les pulsations veineuses que dans la région sous-claviculaire droite, où il existe quelques
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