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expériences nous paraissent assez concluantes pour nous faire admettre la possibilité de syndrome de Stokes-Adams d’origine purement traumatique par déchirure du faisceau de His ou hémorragie à son niveau. Cette question peut avoir un intérêt au point de vue social dans l’appréciation des invalidités dues au travail. On peut objecter qu’une lésion traumatique donne d’emblée tous les troubles qu’elle doit occasionner et qu'une fois un block auriculo-ventriculaire traumatique installé, il n’y a pas beaucoup de chances pour que les lésions progressent et créent des blocks passagers nodo-ventriculaires, conditionnant les arrêts ventriculaires avec syncopes. En réalité, la cicatrice de la déchirure ou de l’hémorragie peut agir dans la région hisienne comme une épine irritative capable de créer, à certains moments, les accidents graves d’arrêts ventriculaires. Aussi croyonsnous parfaitement logique Flexistence de Stokes- Adams complets d’origine traumatique.
Un seul cas xxxm relève du rhumatisme artieulaire aigu dans les 46 cas étudiés ici. Cette rareté que l’on retrouve là ne correspond peut-être à la réalité que lorsqu'il s’agit de pouls lents permanents.
La thèse d’Esmein en fournit 3 cas, nous en avons trouvé 31 cas rapportés dans les Archives des Maladies du Cœur, soit 20 0/0. Mais il faut distinguer : les syndromes aigus de Stokes-Adams assez fréquents au cours de la poussée rhumatismale des Stokes- Adams chroniques par sclérose, d’origine rhumatismale. Ces derniers sont rares, sans coexistence de lésions valvulaires, car le rhumatisme touche encore
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plus volontiers l’endocarde que le myocarde seul; cependant de tels faits de Stokes-Adams sans lésions valvulaires, d’origine rhumatismale ancienne, existent. La plupart du temps le rhumatisme donne lieu à la première catégorie, c’est-à-dire à des Stokes- Adams aigus et passagers. Une statistique de Parkinson, Hope Gosse et Gunson en 1929, portant sur 50 cas de rhumatisme, permet de noter 30 0/0 de cas de blocage, mais de blocage aigu et passager, cédant au salycilate de soude. White, la même année, note sur 73 cas de rhumatisme 3 cas, soit 4%, de blocage aigu et passager. Ces blocages sont contemporains de l'atteinte rhumatismale articutaire la plupart du temps; cependant Laursen, en 1916, rapporta un cas de blocage aigu sans arthrite qui guérit par le salycilate de soude. Une affection, véritable succédannée du rhumatisme aigu, la chorée, peut donner lieu aussi à des blocages : Josué et Chevalier en ont rapporté un cas en 1911. Nous ne rapporterons pas d’autres faits de maladie aiguë ayant donné lieu à du S{okes-Adams, cependant il a été publié une douzaine de cas de diphlérie avec block passager ; 4 cas de pulmonie dans la convalescence; 1 cas de rougeole, des cas d’angine, variole, typhoïde, érysipèle. C’est dire que parmi les maladies infectieuses qui peuvent engendrer des troubles de la conductibilité, le rhumatisme articulaire aigu d'abord, la diphtérie ensuile, tiennent les premières places.
A côté de ces cas, se placent les intoxications. Nous avons eu l’occasion d'observer un cas de block partiel dans le service de M. Gallavardin, consécutif à une dose massive de digitaline. Dans la littérature, on en
retrouve 4 à 5 cas.
Grœdel a signalé un block chez un insuffisant cardiaque avec œdème des jambes, à la suite de bains carbo-gazeux.
Il est une catégorie de Stokes-Adams signalée 15 fois dans la littérature comme étant d’origine congénitale. Nous n’en avons pas rencontré un seul cas. Pour quelques-uns l’hérédo-syphilis est reconnue, pour bien d’autres, il n'existe que des malformations cardiaques d’origine indéterminées.
La surcharge graisseuse signalée depuis Stokes, est rarement notée, encore moins souvent diagnostiquée en tant qu’affection cardiaque; nous n’en avons observé aucun cas. On en trouve quelques cas dans la littérature notés après autopsie.
On trouve, dans le même ordre d'idée, des raretés anatomiques, rapportées comme cause de syndromes de Stokes-Adams, telles des tumeurs.
Enfin, dans un certain nombre de cas, 10 0/0 environ, aucune étiologie clinique n’est retrouvée.
Ainsi donc, pour nous résumer, nous ferons trois chapitres dans l’étiologie clinique du Stokes-Adams :
1° Les Stokes-Adams chroniques;
2° Les Stokes-Adams aigus ;
3° Les Stokes-Adams congénitaux.