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ce genre. Hippocrate, dans son traité des fractures et des luxations, décrit admirablement le procédé appelé aujourd’hui procédé de Mothe pour la réduction des luxations de l’épaule. Gensoul, de Lyon, a décrit ce qu'on nomme parfois l’angine de Ludwig avant Ludwig, etc. De même, au moins deux auteurs ont décrit le syndrome appelé Stokes-Adams un demisiècle avant Adams et Stokes.
Peut-être existe-t-il d’autres observations de pouls lent permanent très anciennes; les Chinois palpaient minutieusement le pouls; Hippocrate insiste sur le pouls dans les diverses maladies, mais ne cite pas de cas de pouls lent sinon peut-être l’observation du « Maçon Zoïle qui avait des battemens d’artère avec des tremblemens ; ils étaient lents. » (Traduction de Tournon, de Toulouse.) Nous avors parcouru Galien, traduit par Daremberg, et Harvey, sans trouver trace d'observation de pouls lent. M. le Docteur Pallasse a bien voulu nous prêter les « Essais sur le Pouls » de Henri Fouquet, livre qui contient beaucoup d’indications bibliographiques et où une seule observation (XXXD) pourrait faire songer à un trouble de conductibilité : « Pouls très irrégulier sur une dame de 50 ans sujette à des vertiges »; mais il n’est pas parlé d’autre chose que d’intermittences.
Les premières observations du syndrome où s’unissent les crises nerveuses et le pouls lent sont de Morgagni; elles sont typiques, les voici reproduites intégralement, prises dans le Traité « de Sedibus et Causis morborum, 1761 ».
il, in Sedibus.
Il y avait, à PATES un marchand âgé de 64 ans, d’une taille carrée, d’une constitution grasse, mais non pas trop cependant. Sujet autrefois à du rhumatisme et à des contractions de nerfs, il avait été guéri par les secours des médecins, de sorte que, quoiqu'il fut continuellement occupé d’affaires nombreuses et variées, il resta cependant bien portant jusqu’à l’âge que je viens d’indiquer ; lorsqu'il survint tout à coup des événements qui donnèrent lieu chez lui à des affections de l’âme très vives, à la terreur, à la crainte, ensuite à la colère et au chagrin. Peu de jours après, il tomba, attaqué d’une sorte de vertige. Le lendemain, il commença à éprouver des mouvements convulsifs, et une attaque semblable à celle de l’épilepsie. Cette attaque était courte mais fréquente, et elle se terminait par des rapports fétides ; il s’ensuivait quelquefois la rougeur de la face, quelquefois la pâleur, mais toujours un sentiment de serrement à la gorge, et de pesanteur à l’estomac. Le pouls était bien fort dans ce moment, mais dur et rare. Le ventre et la vessie ne rendaient que fort peu de chose. Les médecins qui, dès le principe avaient inutilement répété les saignées, crurent que la maladie dépendait de l’estomac, attendu surtout que le malade pressentait l'approche de l'attaque d’après la sensation d’une sorte de fumée qui lui semblait monter des hypocondres. C’est pourquoi, outre l’usage de remèdes plus doux contre l’épilepsie, ils s’appliquèrent à purger l’estomac par intervalles; avec de doux eccoprotiques, et les intestins tous les jours, avec des clystères. Mais si quelque chose calma la violence de la maladie, ce fut l’huile d’amandes douces, qu’ils employaient de temps en temps. Toutefois, comme le malade n’avait us être jamais paru mieux portant que le vingt-septième jour, à dater du commencement de la maladie, les attaques, qui avaient manqué quelques jours auparavant, revinrent le même jour avec une telle violence que, sans parler des iacor . dents qui ont été indiqués, le malade commença, dés ce
moment, à avoir du dégoût pour toute sorte de hourriture, à rejeter ensuite par le vomissement GET quil ANAIÉ prise, à être tourmenté par le hoquet, à avoir l’haleine fétide, et à rendre souvent des crachats sanguinolents et putrides, quoi-