‹ Le Syndrome Hémorragique Dans Les Infections Aiguës: Pathogénie et TraitementChapitre 24 sur 29 · CAR · texte numérisé non relu

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On injectera par voie sous-cutanée ou intra-musculaire de 10 à 20 centimètres cubes chez l'adulte, de 5 à 10 chez l'enfant. ; |

Plus récemment, Sicard et Gutmann on pratiqué des injections intra- die de nucléinate de soude en solution dans du sérum artificiel.

Enfin, nous avons montré quelle était physiologiquement l’action des extraits d'organes el de l’opothérapie sanguine, voyons maintenant comment, au point de vue pratique, nous pourrons nous servir de ces médicaments.

Les divers extraits d'organes et en particulier l’extrait de foie, une fois stérilisés à la chaleur, peuvent être employés localement sans risques d'infection. Par la voie sous-cutanée où par injections intra-veineuses, ils doivent être formellement bannis en raison des graves accidents toxiques et surtout anaphylaetiques qu’ils entraînent. Par voie gastrique, ou rectale, ils peuvent donner des résultats remarquables au cours de certaines hémorragies rebelles à toutes les autres méthodes hémostatiques.

L'opothérapie sanguine comprend le sérum et le sang défibriné. |

Pour le sérum, ce sera pratiquement celui de cheval et généralement le sérum antidiphtérique ou antitétanique qui sera employé. Localement, on pourra en instiller quelques gouttes ou bien maintenir une gaze imbibée dans tous les cas où l’hémorragie est facilement abordable. Dans les hématémèses, l'ingestion répétée et fragmentée de ce sérum a donné de bons résultats. En injections sous-cutanées ou intra-veineuses, il a habituellement une action favorable dans les cas d'hémorragies rebelles

t à leur suite on peut observer l'arrêt rapide d’hématémèses, d'hématuries assez abondantes. Cependant, les injections surtout répétées doivent cédef le pas aux applica-

lions locales chaque fois que ces dernières seront possibles en raison des accidents sériques et anaphylactiques très graves et très inquiétants qui peuvent en résulter. On les réservera aux cas d’hémorragies sérieuses dont la gravilé même les risques d’accidents thérapeutiques. :

Plus efficace sera encore l'emploi du sang défibriné et surtout si c'est du sang défibriné humain. On le donnera avec succès en injections sous-cutanées ou intra-museulaires dans les cas d’hématémèses, d’hémorragies intestinales ; avec lui on n'aura pas à craindre d'accidents anaphylactiques et pourtant son emploi expose encore à quelques dangers d'infection (tuberculose, syphilis), et d’hémolyse qui le feront réserver pour les cas graves.

Quant à la #ransfusion du sang d'un sujet sain, ilné semble pas qu'elle ait favorablement ni surtout définitivement jugulé linfection. Cependant, une fièvre typhoïde fut brusquement arrêtée par une deuxième transfusion dans un cas de Lipmann, ce qui permet quelques espérances thérapeutiques. Mais il y a de très nombreuses contreindications, car la technique en est difficile, présentant de nombreux dangers : mort par hémolyse, transmissions de maladies par le donneur de sang. :

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