‹ Le Syndrome Hémorragique Dans Les Infections Aiguës: Pathogénie et TraitementChapitre 23 sur 29 · LS ES PP NEC CP OPEN PET AT · texte numérisé non relu

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— 4T — ide qui, quoique riches en fbeulone ène, sont privés de thrombine et par suite ineoagulables.

Vieilli ou chauffé, il ne peut plus agir par sa thrombine qui a disparu et cependant, il a un rôle activant sur la coagulation : ce rôle doitêtre attribué à certaines substances, substances zymoplasliques de À. Schmidt, eapables de favoriser la transformation de la prothrombine en thrombine active. |

Le sang frais défibriné sera plus efficace ; ce sang. qui vient en eflet de subir la coagulation, contient tous les éléments nécessaires à celte coagulation (fibrinogène,

thrombogène, thrombine, thrombo-kinases, calcium): il introduira done dans l'organisme les substances néces- saires qui peuvent lui manquer et sera supérieur au sérum qui en a perdu une partie. En même temps, son injection hâte la réparation du sang et le chiffre de l'hémoglobine et des globules remonte rapidement.

On a essayé de faire la transfusion veineuse : on introduit ainsi du sang vivant qui contient non seulement tous les éléments normalement utiles à lhémostase, mais aussi des cellules vivantes qui peuvent se greffer et continuer leurs secrétions.

Si maintenant nous examinons le processus de répation vasculaire, nous voyons qu'il est gêné par l'introducduetion de certains médicaments coagulants mais caustitiques employés comme hémostatiques : les solutions acides, le perchlorure de fer, s'ils arrêtent les hémorragies, empêchent la cicatrisation ultérieure et par làmême aboutissent à leur récidive. La plupart des antiseptiques se comportent de la même façon. Par contre il y a des substances qui paraissent favorables à la réparation de la plaie : la gélatine, la fibrine, le sérum, accélèrent notamment le processus de réparation. Or, nous verrons

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que ces substances ont en même temps de remarquables propriétés hémostatiques; aussi leur valeur thérapeutique est-elle multipliée.

Nous aiderons à la réparation sanguine par de grandes injections d’eau salée ou par labsorption de boissons abondantes qui contribuent à Ja dilution et à l'hydratation destinées à rétablir le plus rapidement possible la masse

sauguine; d'autre part, la réparation globulaire et hémo-

olobinique sera assurée par le fer et l'arsenic. A cet égard, Parséno-benzol parait avoir un rôle Une tique considérable.

Ill. Zndicalions praliques. — Nous avons vu combien

souvent nous connaissions mal la cause et le mécanisme

des hémorragies ; cependant en présence d’un malade qui présente ce syndrome hémorragique, qui saigne de partout, il faudra intervenir rapidement.

Notre première préoccupation dans ces cas sera de savoir s'il faut tenter l’hémostase générale ou l’hémostase locale. Cette dernière sera supérieure chaque fois qu'elle sera possible’; elle est en effet rapide, précise, facile à contrôler, n’exposant pas l'organisme à l’absorption de substances toxiques ou anaphylactisantes,

Elle sera utile surtout dans les cas d'hémorragies

cavitaires ( épistaxis, gingivorragies | dans certaines hé-

morragies du tube digestif. dans certaines hématuries d'origine vésicale, dans certaines métrorragies.

S'il s'agit au contraire d'hémorragies sous-cutanées ou à sièges multiples, l'hémostase générale seule doit être tentée.

Pour assurer cette hémostase nous avons à notre disposition des médicaments qui agissent parce qu'ils

- font de la vaso-constriction ou parce qu'ils rendent la - coagulation plus facile.

Parmi les hémoslaliques vaso-constricteurs, les uns agissent localement et nous pouvons nous servir d'agents.

> physiques tels que le froid et la chaleur, cette dernière

étant employée avec succès sous forme de grands lavements chauds qui par reflexe amènent la constriction du territoire vasculaire du splanchnique dans les cas d'hémorragies du tube digestif ; d'agents chimiques, au nombre desquels l’antipyrine en poudre ou en solution concentrée à 1/30, Za ferropyrine en solution à 20/100 ; l'eau otygénée, qui sont surtout employées dans les épistaxis.

Les autres vaso-constricteurs ont une action plus générale : uue fois injectés dans le torrent circulatoire ils réalisent sur les vaisseaux une ligature musculairé énergique, quoique temporaire. Ils ont de plus l’inconvénient d'augmenter la tension sanguine, ce qui prédispose à de nouvelles hémorragies si les vaisseaux ont été lésés et rendus fragiles par les actions microbiennes.

Les plus employés sont l'adrénaline el l’ergot de seigle, puis l'hydrastis canadensis, l'hamamelis virginica.

Au lieu d'utiliser les vaso-constrieteurs on leur a substitué récemment les vaso-dilalaleurs qui abaissent la pression et diminuent la force de l'hémorragie, laissant mieux à la coagulation la faculté d’oblurer les vaisseaux saignants. C’est ainsi que l’on à employé avec assez de succès le nitrile d'amyle et l'extrait de qui.

Généralement ces médicaments ne sont pas suffisants, il faut leur adjoindre les hémostaliques coagulants.

Parmi ceux-ci, il y en a qui sont de plus en plus abandonnés : telles sont l’eau de Rabel, la liqueur de Haller, l'eau de Pagliari, l'eau de Pollaci, l'eau de Gou-

lard. Le perchlorure de fer est encore employé aujourd'hui, mais c’est un caustique dangereux. Actuellement, parmi les coagulants, /e chlorure de calcium est devenu une sorte de panacée que l'on prodigue en raison de son imnocuité et de fa facilité de son emploi. Il est prescri dans la plupart des hémorragies, mais avec des résultats divers ; son action favorisante sur la coagulation ne se manifestant que pour une concentration optima moyenne, il est bon de ne pas dépasser des

doses moyennes de 2 à 4 gr. en ayant soin de Îles frag-

menter. Il se prescrira sous n'importe quelle forme liquide, en ayant soia de masquer son amertume par un correctif quelconque.

La voie gastrique est pratiquement à peu près seule employée, les-voies rectales ou sous-cutanées ne présentant pas d'avantages, sauf dans quelques cas spéciaux.

La gélaline a une action hémostatique à la fois locale et générale. Localement, on se sert assez d’une solution concentrée à 5 ou 10 pour cent dans l'eau salée physiologique, après stérilisation à 120° pendant 20 minutes. Gette solution se prenant en gelée, on doit la faire tiédir lorsqu'on veut en faire usage. Elle est alors mise, sous forme de liquide, au contact de la cavité qui saigne en ayanbt soin que les caillots ne s'interposent pas. Lorsqu'on voudra se servir de son action générale, on fera soit des injections sous-cutanées d’une solution à 2 à 5 0/0 ou des injections intra-veineuses.

La propeplone a élé aussi préconisée. Pratiquement, Nolf et Herry emploient une solution stérilisée à 5 0/0.

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