‹ Le Syndrome Hémorragique Dans Les Infections Aiguës: Pathogénie et TraitementChapitre 27 sur 29 · SYNDROMES HÉMORRAGIQUES AU COURS DE LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

SYNDROMES HÉMORRAGIQUES AU COURS DE LA TUBERCULOSE

Ilne nous reste plus maintenant qu'à étudier le traitement des hémorragies au cours de la tuberculose. Parmi ces hémorragies, l’hémoptysie est la plus importante, la plus habituelle; c’est elle qui elfraie le plus les malades, qui peut ère révéler une tuberculose inconnue, qui par sa répétition, sa ténacité, son abondance, arrive à les

anémier progressivement et même quèlquefois à les tuer brusquement. Il nous paraît donc indiqué d'insister particulièrement sur le traitement de ces hémoptysies tuberculeuses.

Si l’on étudie ci ces hémoptysies, on voit qu’on peut les classer en hémoptysies de petite, de moyenne ou de grande intensité.

Lorsqu'elles seront de pelite intensité le repos sera seulement conseillé, car elles s’arrêleront habituellement d’elles-mêmes, mais il faudra alors se méfier et prévoir qu’elles peuvent être le prélude d'hémoptysies plus graves.

Dans les hémoptysies de moyenne intensité, il faudra

ajouter une médicalion appropriée à l'abondance de l'hémorragie ; mais les résultats seront variables suivant qu'elles seront ou non accompagnées de fièvre. « L'hémoptysie précédée ou suivie de fièvre donne peu de prise à la thérapeutique et devient bien souvent mortelle » (Lemoine). Apyrétique, elle est susceptible de guérison. Dans ces cas, on aura recours à des moyens externes sans toutefois leur accorder une grande confiance: pédiluves, sinapismes aux mollets, cataplasmes sur le thorax, bains de pieds tièdes puis chauds, lavements d’eau très chaude,

RDA

On associera des médicaments qui sont des adjuvants utiles et en particulier l'opium et ses dérivés qui calmeront la toux, empêcheront les efforts qui pourraient provoquer l'hémorragie.

Extrait thébaique. ot S0@E-OTS Extrait de belladone . .. . O0 gr. 005

pour une pilule : 4 à 6 dans la journée.

Gaston Lyon conseille d'associer l’ergotine à la morphine ; mais il vaut mieux le pantopon ou l'extrait Thébaïque.

Extrait=thébaique se "9400 0Ls Prpotiné-ssu ms 0er "00 Poudre de quinquina ..:.. Q.S. -

pour une pilule : 4 à 10 dans la journée.

On peut avoir recours à l'ipéca qui a une action hypolensive el hémostatique : on l'emploiera soit à doses vomilives( 3 a Agr. en 4 paquets distribués toutes | les 10 minutes ), soit à doses nauséeuses ; il sera contreindiqué dans les poussées aiguës fébriles et chez les 54 orands cavitaires. :

Le tartre slibié a été préconisé par Peter ; mais ces indications sont restreintes du fait de son action dépressive sur l'organisme : on en donne journellement de 5 à 30 cgr. en potion.

Tarte subie ee Fee SO DE TU SITODidacodér ne a A0 gram.

— d’écorces d'oranges amères. 60 gram.

une cuillerée À café toutes les deux heures.

t oo — 59 —

atire shbié Ce 0 gr. 02 à 0 gr. 05 BirOp diacode. .,,.:,:.. .. 90 grammes

Eau de laurier-cerise...... - 5 —

Ah ODiImeUx En 2. 160.

| (Lemoine).

Enfin, plus récemment, Wrihgt a utilisé les propriétés coagulantes du chlorure de calcium.

Chlorure de calcium, ........... - 4 gram.

SODOMIE 7 ee 30 — — x'écorces d'oranges amères. 20 — Eau distillée . .,... iris te de doUe

une cuillerée de 2 en 2 heures.

Dans les grandes hémoptysies, toute thérapeutique paraît bien aléatoire. Il faudra recourir aux injections d'adrénaline et avec ménagement aux injections de sérum arbficiel, d’ergotine, de gélatine.

Si l'on parvient à arrêter temporairement l'hémoptysie il faudra chercher à connaître ses causes possibles et son mode de production, pour pouvoir, par une thérapeutique appropriée, en prévenir le retour. Or, nous savons que s’il ya hémorragie au cours d’une infection, c'est parce qu'il existe une altération des parois des vaisseaux, un défaut de coagulation du sang, une modification de la tension intravasculaire. Ces divers éléments font ici indications ; celles-ci seront remplies par la médication hémostatique (Vires, Carnot) qui met à profit les moyens de défense de l'organisme : resserrement des vaisseaux qui saignent, formation d’un caillot. Il en résultera que lon aura des rnédicaments vaso-constricleurs el des coagulants.

Parmi Les coagulants nous avons déjà vu le rôle du cAlo-

— 60 — ) rure de calcium. Le lactale de calcium lui serait supérieur (Labbé).

Reverdin a recommandé le sulfate de soude en potion, par doses de 10 centigrammes toutes les heures.

À part ces coagulants minéraux, nous en avons déjà étudié un certain nombre d'origine biologique, voyons comment nous pourrons les employer au cours d’une hémoptysie.

Le sérum gélaliné tient la première place comme hémostatique à condition que la gélatine employée soit d’une pureté parfaite, que la stérilisation des solutions soit complète, que l'on ait substitué «des gélatines de poisson à la gélatine animale » (Vires). On injectera 10 à 20 centimètres cubes à la température de 38-40 degrés de l’une des solutions suivantes :

Gélatiné pures 1 à 5 gram.

Chlorure de sodium. 0 gr. 70.

Eau distillée.:..... 100 centimèt. cubes ou bien :

Gélatiné-pure. 2 grammes

Acide salicylique...…. O:gr. 50

Eau-distillée: 100 centimèt. cubes.

On à conseillé le sérum de sang de lapin frais (Weil), et M. le professeur Vires a préconisé les injections de sérum de Roux qui améliorent l'état général et font augmenter le taux de l’hémoglobine.

L'exlrait de foie peut être prescrit à la dose de 10 à 12 grammes d'extrait total désséché, en pilules, cachets, ou délayés dans du lait, du bouillon.

Parmi les vaso-constricteurs, on peut prescrire l'extrait

LE LE de SD à dd US he dr rs, 2

se NE Ole de capsules surrénales à la dose de 1 gramme à 1 gr. 50 en lavements. L’adrénaline se donnera en injections souscutanées, à la dose de . centimè ètre cube de la solution = normale au 1/1 nee

Ébtion de cote dl d’adrénaline raud000-:-7 Ru àà 10 cent. cubes Sérum physiologique à 7/1. 000. |

mais il faut se méfier des accidents d’hypertension.

À côté se placentles astringents, tannin et acide gallique, ratanhia, terpine qu'on emploie comme adjuvants. Nous avons déjà étudié l'ergot de seigle, lipéca, le tartre slibié qui agissent aussi comme vaso-constricteurs.

Enfin, nous savons que les vaso-dilatateurs en abaissant la pression sanguine, favorisent la coagulation, aussi le nitrite d'amyle, la trinitrine à 1/100 ont-ils été prescrits. La trinitine peut se prescrire en injections ou en potion :

. Solution alcoolique de trinitrine au 1/100 X gouttes PAPE Me Et ..:+ 10 cent. cubes

3 ou 4 injections de 1 cent. cube par jour.

-Solulion alcoolique de trinitrine

AURA OO ERA ere .. XX gouttes PT D nn ni ne san 0 pie 0 DSP en rerin re: 150 cent. cubes

(Gaussel).

Le malade prend cinq ou six cuillerées de la potion le premier Jour et trois ou quatre le deuxième.

Enfin, les effets hypotenseurs de l'extrait de qui ont été étudiés dans le même sens (Gaullier et Chevalier) et on a préconisé les injections sous-cutanées d'extrait aqueux

à 0,20 par centimètre cube.

EN te Extrait aqueux de gui... ..25rammes

Sérum nee à 711000 “4 4{0rcent. cubes

Quoiqu’ il en soit, le sérum gélatiné en injections, le chlorure de calcium en potion, et dans certains cas

l'adrénaline ou la trinitrine seront les principaux hémos-

tatiques à employer.

Les diverses phases de la bacillose pulmonaire modifieront peu ces groupes d'indications. :

A la première période les hémoptysies congestives se trouveront bien d'une diététique sévère. On donnera avec succès l'extrait de guien pilules de 10 centigrammes.

À la seconde période ce seront les vaso-constricteurs généraux et en particulier l'ipéca et le tartre stibié qui agiront avec succès.

À la période cavitaire, les injections de sérum gélatiné, de sérum de lapin, dans certains cas, d'adrénaline seront indiquées.

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