‹ Le Syndrome Hémorragique Dans Les Infections Aiguës: Pathogénie et TraitementChapitre 5 sur 29 · UNE · texte numérisé non relu

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on peut distinguer cliniquement deux formes de varioie hémorragique : :-la variolé hémorragique précoce ou d'emblée, et la tardive ou secondaire.

Dans la première forme, on a les accidents portés à leur degré le plus brutal: c'est la forme foudroyante de Balzer et Dubreuilh: là, l'infection est hypervirulente, se transmeltant avec son caractère hémorragique, d’allure tellement exaltée que les vaccinés eux-mêmes n'échappent pas à la contagion. La mort survient au bout de 24 ou 36 heures ; à l'autopsie, on ne trouve que quelques infiltrations sanguines sous les séreuses, quelques exsudats sanguins dans les bassinets.

Dans une autre forme tout aussi grave, la mort survient après l'apparition du rash (purpura variolosa des Allemands) : là, au troisième du quatrième jour, apparaîl aux aines, à la face, au tronc et aux membres, un rash qui ne tarde pas à se généraliser, et qui prend une teinte écarlate rouge de homard qui lui a valu le nom de rash astacoïde; il prend vite une couleur lie de vin et, en même temps, surviennentles manifestations hémorragiques : ecchymoses triangulaires dans le coin interne cu externe de l'œil; puis sur le fond écarlate de la peau des petites taches purpuriques, des phlye-. tènes sanguinolentes donnant en se généralisant un aspect violacé à la peau, comme si, suivant l'expression de Trousseau, les malades avaient été trempés dans des cuves remplies de marc de raisin. L'hémorragie sous conjonctivale s'accentue et forme une sorte de bourrelet saillant autour de la cornée (Kaposi); le moindre traumatisme provoque de grosses bosses sanguines ; des ecchymoses surviennent sur la langue, la bouche, le pharynx, le tube digestif. Partout, éclatent des hémorragies : épistaxis, hématémèses, métrorragies, suin-

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tements gingivaux, linguaux. En même temps, les symptômes s’agoravent et leur durée est en général de 2 ‘ou 3 jours après l'apparition du purpura.

Dans la deuxième forme, les symplômes hémorragiques sont plus tardifs, survenant, suivant les cas, au début de l’éruption, ou même au moment de la suppuration (comme dans l'épidémie des mobiles bretons au camp de Vitré). |

Dans la première variété, l'éruption a le temps de faire une courte apparition; elle est ordinairement discrète, quelquefois confluente, toujours avortée. Des vésicules arrivent parfois à se former qui se remplissent aussitôt de sang. Les hémorragies redoublent et la mort arrive comme dans la forme précédente.

La deuxième variété est fréquente dans certaines € épidémies, s'observant en particulier chez les alcooliques et chez les femmes enceintes .Les syÿmplômes de la variole y sont normaux jusqu'à la fin de l’éruption, mais à ce moment-là éclatent brusquement des symplômes de la plus haute gravité ; les pustules se flétrissent et se remplissent de sang en s’entourant d'une auréole violacée ; des taches ecchymoliques apparaissent ; des hémorragies se font du fait de la rupture des vésicules. En même temps, les symptômes généraux s'aggravent et le malade meurt.

Parfois ces symptômes s'amendent, les hémorragies s'arrêtent ou deviennent à peu près exclusivement cutanées ; le malade peut arriver lentement à la guérison, c’est la variole hémorragique cutanée de Grandmaison.

A part cette forme, il est à remarquer que l'allure générale est extrêmement grave, particulièrement virulente, el que la mort est la terminaison habituelle.

l'est un fait remarquable qu'ont signalé Hayem et

. c'est que le sang nncenle une extréme rar elé

des hémotoblastes et que de plus il y à absence de rétraclion du caillot et de transsudation du Sérum, mais sans incoagulabilité véritable du sang ; en même temps, il y a

une diminution du taux de l'Ébnadiohie et une forte : réaction médullaire : on a une hypermononucléose très

marquée avec une myélocytose qui peut atteindre le taux

de 10 à 20 0/0.

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