ROUGEOLE
La forme hémorragique de la rougeole (rougeole noire de Willan) a été surtout observée chez les convalescents d'autres maladies, chez les individus éachectiques où affaiblis par de mauvaises conditions de vie ou d’hygiène. | |
L'éruplion qui peut être normale au moment de son
apparition, devient violette, pétéchiale ; il y a non seulement au niveau des macules, mais dans les intervalles de peau saine, des ecchymoses, des suffusions sanguines cutanées ou sous-culanées et des hémorragies ont lieu par une où plusieurs voies ; de même que dans la variole, l'épislaxis et l'hématurie d'origine rénale sont les plus communes ; mais on à observé aussi des hémorragies
buccales, intestinales ; Jaccoud cite le cas d'une métror-
ragie survenant Cinq Jours après une menstrualion régulière ; l’hémoptysie est exceptionnelle ; on note, en outre, du mœléna, des hématémèses.
Une adynamie profonde accompagne et suit ces aceidents et la mort survient d'autant plus rapidement que les pertes de sang sont plus abondantes.
Cette forme hémorragique toujours redoutable doit être distinguée de la rougeole ecchymolique où l'exanthème seul est hémorragique et où les phénomènes graves liés à la diathèse hémorragique font défaut.
. à. de SU.