‹ Le Syndrome Hémorragique Dans Les Infections Aiguës: Pathogénie et TraitementChapitre 8 sur 29 · SUETTE MILIAIRE · texte numérisé non relu

SUETTE MILIAIRE

ne À dl Au cours à cette infection, on rencontre assez fré- . quemment le syndrome hémorragique, mais il estici en général, de pronoslic moins grave que Jdans les autres fièvres éruplives. : de

Les hémorragies peuvent se ire n divers points : parmi celles-ci, les épistaxis ont été le plus fréquemment notées par la plupart des observateurs. Bellot en parlait au siècle dernier : Rayer, Barthez, Landouzy, en ont fait mention ; Orillard leur donnaitune signification fâcheuse.

Elles Mant souvent après l'éruption. Au cours de la

- seconde période de la maladie, on peut observer parfois,

soit des hémoptysies, soit des hémorragies intestinales. Plus fréquentes sont les hémorragies culanées: elles

forment la miliaire hémorragique dé Gallier qui est une

variété excessivement grave. Enfin, certains auteurs et H. Parrot, en particulier, ont signalé que la suelle chez les femmes provoquait des règles qui étaient ordinairement plus avancées, plus abondantes el plus longues.

; DiPHTÉRIE.

Lorsque la diphtérie se complique du syndrome hémorragique elle représente elle aussi une forme hypertoxique généralement fatale.

Le sang présente de fréquentes altérations: il se coagule mal, sa consistance est poisseuse, la fibrine est diminuée dans de notables proportions (Andral, Gavarret).

L'empoisonnement par la loxine diphtérique fait que

. non seulement les vaisseaux voisins de la fausse mem-

en

brane sont ectasiés, mais que cette dilatation s'étend à tout le système vasculaire, grâce probablement à l’action paralysante de la toxine sur les centres vaso-moteurs (Romberg, Bruntz, Passler). Hu

La plus fréquente de ces hémorragies est lépistaxis ; et lorsqu'elle apparaît au début d'une angine, qu’elle est accompagnée de päleur de la face et de fétidité de lhaleine, elle est une marque sûre d'une intoxication profonde.

Les anciens connaissaient déjà sa grave signification el Trousseau à ce sujet cite une phrase de [Hérédia : « maliynam sigrificalionem prœbel sanquis shillans e naribus. »

Mais cest surtout lorsqu'on note du purpura, des

ecchymoses sous-cutanées, des hémorragies gingivales, des hémorragies viscérales : hématémèse (Deguy), hématurie, pneumorragie (Trousseau, Peter), enterroragie (Mensi), que l’on est réellementen présence des formes les plus graves, qui s’accompagnent des phénomènes généraux les plus violents et se terminent habituellement par la mort.

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