‹ Le Syndrome Mal des AviateursChapitre 10 sur 55 · LOT EE · texte numérisé non relu

LOT EE

Pour Truchot, au contraire, dont les constatations sont les suivantes

co? pour 10.000 Hauteur. Température. Pression. volumes d’air. Î 359 mètres. 250 centigrades. 0725 3,13 1.446 » 21° » 0 638 2,03 1.884 » 6° » 0 570 4,72

la proportion serait décroissante.

L’action de la sécheresse, de la luminosité de l’air, des radiations solaires plus intenses : facteurs physiques capables de faire diminuer la teneur de CO? dans l’air atmosphérique peuvent expliquer ces différences.

Echanges respiratoires. — TI est facile de concevoir à l’aide de ces chiffres, ce que peuvent devenir aux altitudes les échanges respiratoires basés sur les différences de tension osmotique, et dont le cycle normal, au sol, est représenté par le schéma suivant :

Air extérieur - Air des alvéoles… Sang artériel. Tissus Oxygène (tension 20,9 0/0 A) {18 0/0 A) (14 0/0 A) (tension — 0)

Air extérieur __Air des alvéoles = Sang veinenx Tissus CO? (tension — 0) - (2.8 0/0 A) (3.8 à5.40/0 A) (tension 5 à 9 0/0 A)

Pour Hallion et Tissot, dont les expériences, dans une chambre où l’air était progressivement raréfié Jusqu'à une dépression correspondant à 3:500 mètres, et au cours d’une ascension, resteront célèbres

(1° La décompression ne diminue pas la valeur du coefficient respiratoire du sujet au repos ; l’intensité absolue des échanges respiratoires reste sensiblement la même, quelle que soit la pression extérieure jusqu’à une décompression de 28 centimètres de Hg ; cette

En, (Een

conclusion est conforme à celle des expériences de Lœwy qu’elle confirme.

2° Le débit respiratoire réel, c’est-à-dire la quantité d’air mesurée à 0 degré et 760 millimètres qui entre dans le poumon, diminue comme la pression et suit une courbe analogue à celle de la variation de pres- SION.

3° Le débit respiratoire apparent (volume d’air expiré à la pression et à la température actuelles) n’augmente pas. Il ne présente, comme variations, que celles que l’on retrouve habituellement chez tous les sujets.

4° Comme le débit apparent ne varie pas et que Ja pression diminue, la tension de l’oxygène diminue progressivement dans l’air inspiré. L’augmentation progressive des altérations de l’air expiré à mesure que la pression diminue, jointe à la fixité du délit respiratoire apparent, montre que cette diminution de tension n’a aucun effet sur la valeur absolue des échanges. Le sang a encore plus d’oxygène qu’il ne lui en faut.

5° La quantité totale de l’acide carbonique exhalé varie peu ou pas, et montre que cette exhalation n’obéit pas aux lois de la réduction des gaz. »

Les modifications correspondantes dans la teneur du sang en gaz peuvent se traduire ainsi, d’après J'AISSOLL:

« 1° La quantité totale des gaz contenus dans le sang ne varie pas et est indépendante de la prassion extérieure jusqu’à une tension de 48 centimètres de Hg. (correspondant à la hauteur de 3.500 mètres).

Page 1