SOS
2° Une ascension rapide, loin d’amener une concentration du sang cérébral, a produit un effet manifestement contraire dans la seule observation double que nous avons faite. »
De son côté, P. Bert a pu établir, ainsi qu’en témoigne le tableau donné précédemment au paragraphe (C oXygène » que : |
«1° Quand la pression diminue, la quantité des gaz contenus dans le sang diminue également, mais en proportion un peu moindre que celle qu’indiquerait la loi de Dalton ; le sang perd ainsi plus d’oxygène que d’acide carbonique.
2° Que la quantité d’acide carbonique du sang diminue avec l’altitude, cette diminution est, d’ailleurs, moins rapide que celle de l’oxygène. Cependant on ne peut rapporter la mort à l’acide carbonique du sang. Sa véritable cause est la faible tension de l’oxygène. »
D'autre part, des comparaisons faites au niveau de la mer où le sang artériel humain contient 20 volumes d'oxygène pour 12 dans le sang veineux, et, à La Paz, où la pression n’est que de 48 centimètres de Hg. et où il n’y à plus que 10 ou 14 volumes d’oxygène dans le sang artériel pour 8 ou 6 dans le sang veineux, l’ont amené à expliquer le passage de ces 8 volumes d’oxygène dans le sang artériel à cette altitude par une meilleure utilisation des matériaux fournis à l’organisme, la proportion d’acide carbonique restant, en effet, la même dans l’air expiré.
Il y à lieu de tenir grand compte de ces constatations. Elles ont fourni la base de sa théorie de l’anoxhémie, si amplement vérifiée par l’heureuse
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